Le Festival western doit cesser ses opérations

La ville de Dolbeau-Mistassini refuse de sauver le Festival western en épongeant une partie de son déficit de 67 000$.
«On n'a pas embarqué dans leur plan de relance que nous ne jugions pas suffisamment solide. Ce n'est pas à la ville de payer les déficits. C'est malheureux, mais je pense que le festival avait fait son temps. Les commanditaires et le public n'étaient plus au rendez-vous», a exprimé le maire Richard Hébert.
Le conseil d'administration n'a pas d'autre choix que de cesser les opérations. Il n'y aura pas de 45e édition.
Ce n'est pas la première fois que ce festival a des problèmes financiers. Un ancien conseil d'administration avait dû déclarer faillite en 2009.
Malgré une relance au cours des dernières années, l'achalandage n'a jamais été aussi fort que lors des belles années. L'édition 2015 a été catastrophique avec une météo exécrable, ce qui a signé l'arrêt de mort.
Selon le maire Hébert, la dette accumulée dépasserait les 100 000$. «C'est regrettable! Ce sont des bénévoles qui s'impliquaient, mais on sentait un essoufflement et on sentait que l'organisation du Western en souffrait. Aussi, je pense qu'il faut se rendre compte qu'on n'était pas mesure de compétitionner avec un festival comme Saint-Tite», a ajouté le maire Hébert.
Richard Hébert s'est démontré inquiet pour ce qui est des fournisseurs qui ne pourraient pas être payés en cas de faillite. «C'est un élément que nous allons surveiller et voir ce que nous pourrions faire», a-t-il affirmé.
La ville va aussi se doter d'une grille d'analyse pour évaluer l'aide qu'elle accorde aux différents festivals présents sur son territoire.