Le comité organisateur du festival attend 35 000 personnes à Chambord.

Le Festival du cowboy revu et amélioré

Chaque année, depuis maintenant 26 ans, Chambord revêt des allures d’un village western, l’espace de quelques jours, avec ses milliers de cowboys qui déambulent dans les rues, vêtus de bottes reluisantes, de jeans et d’une chemise à carreaux, sans oublier le traditionnel chapeau. Pour 2018, les participants du Festival du cowboy de Chambord, présenté du 2 au 5 août, peuvent s’attendre à plusieurs nouveautés, dont le remaniement du site.

Parmi les nouveautés, on compte le réaménagement complet du site du festival, la mise en place d’un nouveau chapiteau, une piste de danse extérieure, pour ceux qui désirent se déhancher au rythme de danses en ligne, et la présentation d’un spectacle de chevaux canadiens.

« Le spectacle, qui raconte l’arrivée de chevaux canadiens en Nouvelle-France, a été présenté une seule fois à Saint-Hyacinthe. La prestation (des cavaliers) à Chambord représente, pour eux, leur plus gros spectacle jusqu’à présent, et nous sommes très fiers de le présenter », souligne William Laroche, président du Festival du cowboy de Chambord.

Ce vent de fraîcheur s’explique, en partie, par le comité organisateur, dont les membres occupent pratiquement tous un nouveau poste, selon les dires de M. Laroche. Ce dernier en est d’ailleurs lui-même à sa première participation à titre de président, après avoir fait partie du conseil administratif pendant près de dix ans.

« Cette année, c’est un peu particulier parce que nous sommes une jeune équipe, mais une jeune équipe plus que prête à accueillir les festivaliers. Nous avons travaillé très fort pour mettre sur pied une programmation qui plaira aux jeunes et aux moins jeunes, mais c’est certain que le fait que les membres du comité viennent aussi d’ailleurs en région (Alma et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, entre autres) nous permet d’aller chercher un plus grand nombre de personnes aux festivités », mentionne le président.

Chose certaine, la gratuité des spectacles sera maintenue pour la programmation 2018, qui s’ouvrira avec un 5 à 7 convivial, suivi de danse en ligne, du spectacle Cowboy extrême des Cavaliers du Nord, d’un bingo et d’une soirée poker avec plus de 2500 $ en bourses. Les différentes boutiques équestres et autres commerçants seront eux aussi fidèles au poste pour cette 26e édition.

Année après année, la popularité du festival ne se dément pas, et 2018 n’y fait pas exception, même que les chiffres s’avèrent encore plus élevés que dans les éditions précédentes. Toujours selon les dires de M. Laroche, ce sont 35 000 personnes qui sont attendues au festival cette année, soit 5000 de plus que l’achalandage moyen habituel.

« C’est certain avec le beau temps qui s’annonce, 35 000 personnes, ce serait notre idéal, mais si on se fie aux chiffres de vente, nous avons vendu 120 passeports, comparativement à 80 à pareille date l’an dernier. Même chose du côté du souper fesses de boeuf, pour lequel 550 billets se sont écoulés, alors que le chiffre s’élevait à 400 l’année passée. Disons que ça augure plutôt bien côté achalandage cette année. »

Parmi les cowboys de la région à surveiller cette année, on compte le monteur de taureaux professionnel Benjamin Turgeon, natif de Saint-Gédéon, et la participante de rodéo robervaloise Sarah-Maude Gauthier.

Vol de cuivre
Le festival avait vu ses installations électriques dérobées par des voleurs en mai dernier, pour un montant évalué à 15 000 $. Questionné à ce sujet, William Laroche avoue que ce méfait s’est manifestement fait sentir sur la préparation du festival, mais que l’appui des compagnies électriques avoisinantes a permis de refaire le circuit à neuf, sans nuire à la tenue de l’événement.