Nadia Potvin et Mélanie Bouchard invitent les gens au Festival de la bernache, qui se tiendra du 3 au 5 mai. À noter que la bernache sur la photo est naturalisée, alors que le faucon est en chair et en os.

Le Festival de la bernache prendra son envol le 3 mai

Les bernaches et les oies blanches commencent à arriver à Saint-Fulgence, un arrêt de choix pour ces oiseaux migrateurs chaque printemps. Pour célébrer leur arrivée, le Festival de la bernache de Saint-Fulgence prendra son envol le 3 mai prochain, lors de trois jours de festivités pour les amoureux de la faune aviaire et de l’environnement.

Depuis deux ans, le festival, qui en est à sa 32e édition, a entrepris un virage environnemental. « Nous misons beaucoup sur la nature et sur la cause environnementale. D’ailleurs, nous sommes vraiment fiers de recevoir l’artiste autochtone et multidisciplinaire Samian, le vendredi soir. Il s’agit d’un artiste très engagé et nous sommes très heureux qu’il soit avec nous pour le lancement de l’événement », a expliqué Mélanie Bouchard, chargée de projet à la société de développement de l’Anse-aux-Foins. Né à Amos, Samian est un rappeur de la Première Nation Abitibiwinni. Il rappe à la fois en français et en algonquien. Il sera en spectacle à Saint-Fulgence le vendredi 3 mai à 20 h 30. La soirée se terminera aux petites heures du matin, puisque DJ Rydu prendra la relève.

Durant le week-end, plusieurs conférences sont au programme, notamment celle de Christine Fortin, une vétérinaire ambulante qui soigne les animaux aux quatre coins de la région. Elle travaille notamment au Zoo de Falardeau. Une autre conférence sur le langage des oiseaux, sur les oiseaux de proie, une initiation au kayak de mer et une séance de bricolage avec les enfants figurent à la programmation de l’événement.

Le festival en sera à sa 32e édition.

Les festivaliers auront également l’occasion de se sensibiliser à l’aménagement d’une bande riveraine. Le samedi en soirée, les gens pourront participer à un conte immersif en forêt, inspiré de la légende innue. Bien entendu, les visiteurs pourront observer les oiseaux migrateurs tout au long de la fin de semaine.

« Nous avons vraiment de belles activités pour les jeunes et les adultes. Bien sûr, les ornithologues seront sur les sites du festival tout au long de la fin de semaine, histoire de répondre aux questions des observateurs d’oiseaux », a ajouté Mélanie Bouchard.

Les bernaches devraient être au rendez-vous toute la fin de semaine, puisque les premières ont été aperçues jeudi dernier, sur les berges du Saguenay. Quelques chevreuils étaient également de la partie, en compagnie des oiseaux. On ignore toutefois s’ils seront encore de la partie durant l’événement.

Les oies blanches prennent de plus en plus de place au festival, qui en sera à sa 32e édition.

Pour de plus amples renseignements sur la programmation du festival, visitez le www.ville.st-fulgence.qc.ca/tourisme/festivals ou la page Facebook de l’événement.

PROFESSION: FAUCONNIÈRE

Nadia Potvin est une grande amoureuse des oiseaux de proie. Il y a deux ans, elle a adopté Spirit, un bébé faucon gerfaut né en captivité. Un oiseau affectueux et attachant, qu’elle entraîne quotidiennement. 

« J’ai toujours aimé les animaux et j’ai toujours eu un penchant pour les oiseaux. J’observais parfois des oiseaux de proie à mon chalet et ça me fascinait beaucoup. Je suis allée suivre une formation et je suis devenue fauconnière. Depuis deux ans, j’élève Spirit et j’adore ça », raconte Nadia Potvin, qui donnera d’ailleurs une conférence sur les oiseaux de proie de Saint-Fulgence, lors du Festival de la bernache, le dimanche 5 mai à 11 h.

Spirit vit dans une volière, derrière la maison de Nadia Potvin. Étant donné qu’il est né chez un éleveur, il aurait de la difficulté à s’intégrer à la nature et pourrait ne pas y survivre, puisqu’il n’a jamais appris à se nourrir par lui-même. 

« Chaque jour, je l’entraîne durant une heure avec de la nourriture sur mon gant. Je l’entraîne également au vol, pour qu’il puisse faire des vols libres. J’aime parler de lui et sensibiliser la population en donnant des conférences. Les gens ont souvent peur des oiseaux de proie, mais ils ont beaucoup plus peur de nous que le contraire. Ce sont des oiseaux très intelligents et fascinants », a indiqué Nadia Potvin, qui était accompagnée de Spirit pour l’entrevue. 

En arrivant au journal, l’oiseau d’un peu moins de deux livres portait un petit casque de cuir, afin qu’il soit moins apeuré par l’environnement l’entourant et par les déplacements. Le casque l’empêche de voir et le sécurise. Il en a toutefois été libéré rapidement. 

L’oiseau a été calme tout au long de l’entrevue, étant tout de même curieux de ce qui l’entourait. 

Au Saguenay, quelques faucons pèlerins ont été aperçus sur les parois du fjord au cours des dernières années. Les faucons gerfaut, eux, sont souvent vus plus au nord du Québec.