Les nombreuses falaises qui bordent le Saguenay sont autant de lieux propices à la nidification du faucon pèlerin.

Le faucon pèlerin refait son nid

De nouveaux indices démontrent que le faucon pèlerin, une espèce emblématique, est en voie de rétablissement dans la région puisque le Parc national du Fjord-du-Saguenay a dénombré cet été neuf couples de cet oiseau perché sur les falaises du fjord, une hausse de 200 % comparativement à 2005.
Après avoir lu cet été un article du Quotidien faisant état de la présence de deux couples de faucons nichés tout près du pont Dubuc, Corentin Chaillon, technicien en milieu naturel au parc national, a mentionné que chaque année, entre la mi-juin et la mi-juillet, des employés du parc réalisent un inventaire de ce rapace en nidification à partir d'un bateau naviguant sur le Saguenay. Selon M. Chaillon, il faut un oeil aguerri pour les déceler puisque le faucon pèlerin ne bâtit pas de nid. Il s'installe directement sur la paroi rocheuse, même s'il a tendance à revenir année après année au même site de reproduction.
Pour aider au repérage des oiseaux, les techniciens du parc utilisent avec parcimonie un dispositif d'appel électronique imitant certains cris.
Les inventaires réalisés démontrent que le nombre de couples de faucons est en hausse régulière depuis 1990, année où un seul site de nidification a été recensé. Ce nombre est passé à sept en 2014, puis à huit en 2015 et à neuf en 2017.
Étant donné que le faucon pèlerin est un animal discret qui n'aime pas être dérangé par l'homme ou ses prédateurs, la direction du parc prend certaines précautions. C'est pourquoi certaines voies empruntées par les grimpeurs et excursionnistes sur le Cap Trinité sont fermées pendant une partie de l'été.
Cet été, un groupe de trois kayakistes a aperçu trois fauconneaux survolant la baie Éternité, ce qui a permis au service de la conservation du parc de délimiter un territoire de protection plus précis.
M. Chaillon ne croit pas que la hausse du nombre de faucons au parc national puisse un jour devenir une attraction pouvant attirer les touristes comme pourrait l'être l'observation des baleines en raison de la difficulté à repérer cet oiseau.
C'est en 1976 qu'a débuté le programme de repeuplement du faucon au Québec alors qu'ont été relâchés 256 fauconneaux dans les secteurs adjacents à la vallée du Saint-Laurent par le Service canadien de la Faune et le ministère de la Chasse et de la Pêche du Québec.