Le drapeau du Saguenay bientôt reconnu bien patrimonial

Le drapeau du Saguenay datant de 1938 est en voie d'être reconnu comme bien patrimonial. Le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, a publié un avis en ce sens le 9 juin dernier.
Le drapeau datant de 1938 est conservé à La Pulperie.
L'avis stipule qu'il a l'intention de procéder au classement de cet objet patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine. 
Le drapeau, dont les extrémités sont déchirées, est conservé à La Pulperie. Il a été fabriqué en fibre et en coton selon une technique artisanale. Il mesure 170 cm par 99 cm. 
Dans sa lettre, le ministre explique sa décision par différents motifs. 
« Le drapeau du Saguenay de 1938 présente un intérêt patrimonial pour ses valeurs historique et emblématique, affirme-t-il. Le drapeau symbolise, par sa composition et ses couleurs, les principales caractéristiques du Saguenay des années 1930, soit la forêt, l'agriculture, l'industrie, le commerce, la population active vigoureuse ainsi que la religion catholique. » 
Le drapeau a été installé au mât du théâtre du Centenaire en juillet et août 1938, puis à celui de l'hôtel de ville de Jonquière du 1er au 7 janvier 1947. 
« Ce drapeau est adopté plus tard comme étant l'emblème de tous les citoyens de la région administrative du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il constitue encore aujourd'hui un élément de fierté pour la population de cette région, la seule du Québec à posséder son propre drapeau. » 
Le drapeau a été créé à l'initiative de la Société historique du Saguenay pour le 100e anniversaire de l'arrivée des premiers colons. 
Il a été conçu par le prêtre, auteur et professeur au Petit Séminaire de Chicoutimi, Mgr Victor Tremblay. 
L'avis indique également que toute personne intéressée dispose de 60 jours pour faire des représentations auprès du Conseil du patrimoine culturel du Québec pour se prononcer en faveur ou s'opposer à la reconnaissance du drapeau. 
Geste salué 
Le député Sylvain Gadreault salue le geste du ministre de la Culture et des Communications. Il espère toutefois que d'autres actions seront posées prochainement par le ministère. 
« Je salue le geste, mais pour le patrimoine, il va falloir que des gestes plus structurants soient posés. Je pense notamment à la reconnaissance des églises de la région, affirme-t-il. Le ministre de la Culture est actuellement à l'UNESCO. Je souhaite qu'il profite de l'occasion pour faire valoir la reconnaissance patrimoniale d'Arvida », ajoute-t-il.