La présidente de la CCI Lac-Saint-Jean-Est, Bianka Tremblay, l’agente à la Promutuel Assurance du Lac au Fleuve, Esther Brassard et le directeur général du Centre québécois de développement durable, Nicolas Gagnon entourent la secrétaire générale et vice-présidente gouvernance et développement durable chez Desjardins, Pauline D’Amboise qui a présenté les avantages stratégiques du développement durable aux membres de la CCI Lac-Sait-Jean-Est.

Le développement durable profitable aux entreprises du Québec

L’opportunité stratégique que représente le développement durable pour les entreprises québécoises a été présentée, mercredi, à la communauté d’affaires almatoise. Près d’une soixantaine de personnes participaient au dîner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est mettant en vedette cette thématique.

« Il faut comprendre le sens de tout ce qu’on est en train d’accomplir quand on se préoccupe de développement durable. Ce que vous devez retenir c’est une réaction de réflexion : dans l’organisation où moi je suis, que je sois un entrepreneur, un chef d’entreprise où un membre de conseil d’administration, jusqu’à quel point mon organisation a un impact positif pour la société et jusqu’à quel point elle prend en compte la protection de l’environnement », a mentionné, en début de prise de parole, la secrétaire générale et vice-présidente gouvernance et développement durable chez Desjardins, Pauline D’Amboise.

Les membres de la CCI ont eu l’occasion d’en apprendre davantage sur comment l’intégration des principes de développement durable au cœur du modèle d’affaires d’une entreprise peut représenter une opportunité stratégique et de différenciation.

La responsable des programmes de gouvernance, d’éthique organisationnelle et de développement durable pour Desjardins rappelle l’importance pour les entreprises de faire un tel virage. « Si on n’embarque pas un jour ou l’autre, nous serons sanctionnés. Si on ne le fait pas, on peut avoir de la difficulté à avoir des permis ou vivre des problèmes de marché », a-t-elle rappelé.

La détentrice d’une maîtrise en éthique organisationnelle de l’Université de Sherbrooke a également présenté le travail de Desjardins afin de tendre vers une économie durable et responsable. Le groupe financier est gouverné selon les objectifs de l’Accord de Paris, notamment par l’intégration des critères ESG, le principe carboneutre, l’investissement dans les énergies solaires ainsi que la diminution de l’empreinte carbone des placements.

« Le développement durable, c’est la voie de l’avenir. Ne pas le faire, c’est un peu hypothéquer le futur de la région », a conclu celle qui est d’avis que cela passe notamment par la coopération.

Le projet d’oléoduc questionné

Le projet de Gazoduq qui consiste en un gazoduc de 750 kilomètres entre le nord-est de l’Ontario et le Saguenay s’est retrouvé, mercredi, au cœur des questions du public. À ce sujet, Pauline D’Amboise a rappelé que « dans la façon d’amener ces projets, on ne peut plus fonctionner comme avant. Ce n’est pas parce qu’on a les permis, qu’on respecte la loi et les règlements et qu’on a tout ce qu’il faut pour opérer. Aujourd’hui, la permission d’opérer, c’est l’acceptabilité sociale. Cela ne veut pas dire de ne pas faire ces projets », a-t-elle répondu.

La prochaine activité de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est est la 30e édition du tournoi de golf qui se tiendra le 6 juin prochain au Club de golf Lac-Saint-Jean à Saint-Gédéon.