Le festival Virage se définit comme une fabrique d’idées, où réflexion, création et transmission se juxtaposent.

Le désir de faire changer les choses

La fabrique d’idées Virage, dont la 4e édition se tient à Sainte-Rose-du-Nord, du 28 juin au 1er juillet, a rassemblé de nombreux festivaliers ayant en commun un désir de changer les choses.

Le petit village vibrait au son des festivités, mais surtout des idées, alors qu’une pléiade d’invités proposait diverses pistes afin d’enclencher un renouveau socioécologique, prôné par de nombreux participants engagés qui s’étaient déplacés de partout en province pour l’occasion. Plusieurs ateliers se tenaient en divers chapiteaux installés à l’extérieur, sur un terrain juché sur les hauteurs dominant le village, terreau fertile pour échanger les idées selon les organisateurs. De nombreux panélistes étaient par ailleurs de passage dans la municipalité qu’on appelle la perle du fjord afin de proposer des alternatives au modèle néolibéral. Les thématiques variaient entre les inégalités sociales, la gestion de nos ressources et, bien entendu, le développement durable.

Des nombreux panélistes étaient de passage à Sainte-Rose-du-Nord afin d’assister à des ateliers de discussion sur des enjeux touchant le renouveau socio-écologique.

Un volet festif animé de spectacles, de prestations multidisciplinaires et aussi de créations in situ se déploie aussi durant toute la fin de semaine.

Armés de sacs à dos, de tentes, d’une bonne dose de vivacité, mais surtout d’idéaux à partager, des gens de partout s’étaient donné rendez-vous à Virage. « Je suis convaincue que la façon dont la société fonctionne n’est pas viable. Il n’est pas possible d’avoir une consommation croissante alors que les limites de notre écosystème sont déjà dépassées », confiait Amélie, qui en était à son troisième passage au festival. Bien qu’elle croit que les gens qui viennent à Virage sont déjà convaincus de cette problématique, elle pense que « le fait de pousser la réflexion ensemble permettra d’influencer le processus et de l’exporter ».

Changements à venir
Rencontrée sur le site, l’organisatrice Marielle Couture a avoué que le festival devra déménager l’an prochain, en raison d’un quiproquo avec la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). « Le festival se tient depuis quatre ans sur une terre agricole, dont le mandat principal doit être lié à l’agriculture. Ce n’est malheureusement pas le cas du festival Virage », a mentionné la Roseraine. Selon elle, la 5e édition serait loin d’être menacée par cette problématique. Si concrètement les festivaliers étaient dans le champ, il y a fort à parier qu’au niveau des réflexions proposées durant le festival, de nombreuses brillaient par leur pertinence.