Richard Martel

Le député conservateur Richard Martel appuie l’aide aux médias

Le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord appuie l’aide fédérale aux médias écrits. Richard Martel a commencé à côtoyer les journalistes bien des années avant de se lancer en politique et il ne se gêne pas pour dire que la presse régionale est importante.

« Elle a des besoins particuliers différents de Québec et Montréal. J’y ai souvent eu affaire au cours de ma carrière (d’entraîneur au hockey) et il ne faut pas la voir disparaître. »

Richard Martel croit en une presse libre et indépendante et est confiant que malgré l’aide gouvernementale rendue nécessaire par la chute des revenus causée par Facebook et Google, elle pourra continuer à bien faire son travail. Il ajoute cependant que celle-ci se retrouve dans une drôle de position où les apparences vont peser lourd. « Il y aura des questions sur l’objectivité et ce sont les médias qui devront vivre avec ça toute l’année. Car monsieur et madame Tout-le-monde vont se poser des questions. »

Le député conservateur reproche au gouvernement libéral d’avoir pris la décision d’aider la presse moins d’un an avant l’élection générale. « Il aurait pu le faire bien avant. Mais là, ça paraît mal », ajoute celui qui, dès son élection, avait offert sa collaboration pour aider à résoudre la crise.

Malgré tout, il croit que les médias sauront faire la part des choses pendant la campagne électorale et que l’aide offerte ne viendra pas teinter leur travail. « Mais pendant les élections, ça joue dur », met-il en garde.

De la parole aux actes

Cela dit, Richard Martel s’interroge maintenant sur la mécanique qui sera mise en place pour distribuer l’argent. « On en rencontre régulièrement des organismes qui viennent se plaindre à Ottawa que l’argent annoncé dans des programmes ne leur parvient pas. » Selon lui, que ce soit dans un journal papier ou une publication numérique, il sera important de déterminer qui est journaliste et comment ce sera réparti.