Le but de la coopérative de solidarité Air du Lac-Saint-Jean est de ramener un service de transport aérien reliant Alma et Roberval à la région de Montréal.

Le décollage retardé pour la coopérative Air du Lac-Saint-Jean

Un décollage retardé attend la coopérative de solidarité Air du Lac-Saint-Jean, dont l’objectif est de ramener un service de transport aérien reliant Alma et Roberval à la région de Montréal, à raison de trois vols aller-retour par semaine. La récolte du financement et l’obtention de réponses d’entreprises intéressées à une telle offre nécessitent plus de temps que prévu. Malgré ces turbulences, l’espoir de réaliser les premiers vols en mai est toujours maintenu.

Le financement de 250 000 $ de la coopérative qui coordonnera les services aériens devait être bouclé avant Noël afin d’aller de l’avant. Les initiateurs du projet dévoilé en novembre dernier et les futurs utilisateurs devront donc faire preuve de patience.

Contrairement au maire de Roberval, Sabin Côté, qui affirmait, dans un hebdomadaire, que le projet ne suscitait pas d’engouement et que les entreprises se montraient craintives, le directeur général de la Corporation d’innovation et développement Alma – Lac-Saint-Jean-Est (CIDAL), Marc Moffatt, affirme que le groupe qui pilote le projet est toujours optimiste.

« Ce qu’on tente de clarifier, c’est cette période d’attente. On doit être patients [...] C’est un projet pilote. Il faut y mettre l’énergie et être patients », a-t-il confié au Quotidien.

Le projet de desserte aérienne jeannoise a été présenté à une cinquantaine d’entreprises et aux MRC jeannoises. D’autres rencontres du comité de recrutement sont prévues.

Jusqu’à présent, une dizaine d’entreprises ont fait part de leur intention de joindre la coopérative. Marc Moffatt, qui a participé à de nombreuses rencontres, explique que plusieurs organisations doivent soumettre le projet à des conseils d’administration, ce qui explique, en partie, certains délais. Le comité devra également patienter pour les réponses découlant de demandes de financement placées auprès des instances gouvernementales.

L’assemblée générale d’organisation de la coopérative de solidarité, qui devait se tenir à la mi-janvier, est retardée d’environ un mois. Cette rencontre officielle devait permettre de dévoiler le transporteur qui se chargera des opérations aériennes puisque la coopérative ne sera pas propriétaire d’appareils.

M. Moffatt souligne que le retard de la tenue de l’assemblée n’empêche pas le comité de poursuivre une partie du travail en parallèle. Celui-ci garde en tête l’objectif de réaliser le premier vol en mai.

Révision du modèle

Advenant un objectif de financement non atteint, Marc Moffatt n’exclut pas une révision du modèle de coopérative. Il rappelle que tout est à faire pour ce projet pilote créé par et pour la région. « Il y a encore tout un effort à mettre en place pour lancer la coop. C’est quelque chose qui n’existe pas », ajoute-t-il.

Questionné quant à une date limite pour modifier ou abandonner le projet, lequel prévoit offrir des services connexes et des nolisements, le directeur général de la CIDAL confirme qu’il y a des délais ciblés dans l’échéancier, sans toutefois les confirmer.