Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Me Charles Cantin n’aurait jamais pensé voir un couvre-feu généralisé au Québec. Il a bien hâte de voir si une telle mesure sera adoptée mercredi.
Me Charles Cantin n’aurait jamais pensé voir un couvre-feu généralisé au Québec. Il a bien hâte de voir si une telle mesure sera adoptée mercredi.

Le couvre-feu, une entrave à la liberté, mais qui peut être justifiée

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
L’imposition d’un couvre-feu est une entrave majeure à la liberté fondamentale d’un individu, mais peut être justifiée par une situation exceptionnelle. C’est ce qu’estime le criminaliste Me Charles Cantin, qui n’aurait jamais pensé, au printemps dernier, qu’on en arriverait là.

Très rares sont les couvre-feux imposés à une population au Québec.

Questionné à savoir comment il entrevoit un possible couvre-feu généralisé, le juriste dit d’emblée qu’il s’agit d’une situation jamais vue.

« Nous sommes vraiment devant l’inconnu. Nous voyons un peu ce qui se fait au Royaume-Uni et en France, les décideurs n’ont pas le choix d’adopter des mesures exceptionnelles. Il faut qu’ils prennent des décisions qui engendrent des résultats. Mais c’est certain qu’un couvre-feu vient brimer la liberté de circulation. Encore faut-il qu’il soit justifié par la sécurité et la protection du public », explique le criminaliste, qui a bien hâte de voir si une telle mesure sera annoncée mercredi en fin de journée.

« Si tel est le cas, il faudra voir de quelle façon il sera décrété. Autant géographiquement que temporellement. Est-ce que ce sera le même couvre-feu partout, même aux endroits où la propagation n’est pas très forte ? Et surtout, ce sera pour combien de temps ? », souligne le juriste et observateur.

En ce qui a trait au déroulement des audiences, le confinement total du printemps a démontré qu’il était possible de poursuivre les étapes judiciaires en visioconférence et en limitant au maximum les déplacements dans les palais de justice.

« Nous n’étions pas préparés à ça en mars, mais les derniers mois ont prouvé qu’il était possible pour la justice de poursuivre ses activités même en confinement », a souligné le criminaliste.