La résolution d’accepter un montant supplémentaire de 1,3 M $ pour compléter l’installation de pontons flottants atténuateurs de vagues au quai de croisières de La Baie a été adoptée par le comité exécutif du 22 septembre.

Le conseiller Raynald Simard scandalisé

Si Saguenay venait à vendre le terrain laissé vacant par l’incendie du centre communautaire Saint-Marc à La Baie le 14 janvier 2017, le conseiller municipal et membre du comité exécutif, Raynald Simard, aimerait que la somme aille aux organismes communautaires touchés.

Le conseiller baieriverain a été estomaqué lors de son premier comité exécutif d’apprendre que Saguenay avait touché 1,6 M $ en assurances pour la bâtisse du 1652 Saint-Marc qui abritait une dizaine d’organismes communautaires qui ont été relogés à la pièce un peu partout à La Baie. Si la Ville avait opté pour reconstruire, c’est 2,3 M $ qu’elle aurait touché. La bâtisse était évaluée à 353 000 $, mais l’évaluation datait selon M. Simard. Le montant obtenu reflète plutôt ce qu’il en aurait coûter pour obtenir un édifice équivalent.

Le terrain est actuellement évalué à 203 000 $ et, selon M. Simard, il pourrait intéresser des promoteurs. « Si je suis capable d’aller chercher au moins 200 000 $ pour les organismes », a souhaité le conseiller, qui se dit appuyé par ses deux collègues de La Baie, Éric Simard et Martin Harvey.

« Ils ont reçu le chèque de 1,6 M $ et ils ont mis ça dans le fonds consolidé de la Ville », a-t-il mentionné. 

Le nouveau conseiller du secteur La Baie, Raynald Simard, a été estomaqué d’apprendre que la Ville avait touché 1,6 M$ en assurances.
Un incendie a complètement détruit le centre communautaire Saint-Marc le 14 janvier dernier. L’ancienne administration avait décidé de ne pas reconstruire.

Ce dernier a déploré du même souffle l’investissement supplémentaire de 1,3 M $ nécessaire pour compléter l’installation de pontons flottants atténuateurs de vagues au quai de croisières voté lors du comité exécutif du 22 septembre. Ce montant s’ajoutait à une somme de 4,5 M $ déjà votée au conseil municipal. Lors du dernier comité exécutif de l’ancienne administration le 5 octobre, le contrat lié à cet emprunt a été octroyé à Amec Construction pour la somme de 5,145 M $, en plus d’une somme de 248 000 $ à Constructions Méthodex pour réparer les pontons existants. Raynald Simard a soutenu au Quotidien qu’il s’était informé au directeur général de Saguenay, Jean-François Boivin, s’il y avait lieu d’annuler ces travaux. Il s’est fait répondre qu’il était trop tard.

Le nouveau conseiller est très critique du travail de deux de ses prédécesseurs, soit Luc Boivin et Martine Gauthier. Il accuse le premier d’avoir favorisé les bateaux de croisière et la deuxième d’avoir fait de fausses promesses aux organismes communautaires.

Le son de cloche est le même auprès de Thérèse Bilodeau de l’AFÉAS Saint-Édouard, un organisme chassé par le brasier. Depuis, l’organisme s’est trouvé un local et il bénéficie de Saguenay d’un montant de 6000 $ pour en défrayer une partie. « Ils rient de nous autres. Je trouve ça effrayant. Les bateaux, c’est beau, mais nous on est des personnes humaines. La Saint-Vincent de Paul a aussi un local temporaire. Nous, on est 70 membres. Les bateaux, ça dure deux mois et nous 12 », a-t-elle déploré dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien. Elle a avoué avoir été choquée d’apprendre que Saguenay avait reçu 1,6 M $. « Mais pour moi, ce n’était pas une surprise », a-t-elle poursuivi. L’AFÉAS était assuré pour 20 000 $, mais a perdu 80 000 $ en matériel.

Quant au Théâtre à bout portant, dirigé par Vicky Côté, il a réagi vivement dans un message Facebook publié mercredi matin. « Scandalisant ! L’ancienne administration de la Ville a détourné les fonds destinés à nous relocaliser. Profiter du malheur des autres... pour grossir le quai de croisières... Honte à vous ! », pouvait-on lire.

Le Quotidien a tenté en vain de joindre l’ancienne conseillère Martine Gauthier. Quant à Luc Boivin, il a dit à Radio-Canada avoir suivi la recommandation de la direction générale, en ajoutant qu’il ne commentait plus les dossiers politiques.