La conseillère d’Alma, Sylvie Beaumont
La conseillère d’Alma, Sylvie Beaumont

Le conseil municipal d’Alma divisé autour de l‘achat d’une résidence

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
L’achat d’une maison du boulevard Saint-Luc à Alma crée la dissidence au sein du conseil municipal. La décision de la municipalité de se porter acquéreur des résidences longeant le Centre Mario-Tremblay (CMT) a d’ailleurs provoqué des échanges musclés lundi, lors de la séance du conseil municipal.

Cette acquisition, au coût de 143 000 $, s’inscrit dans un projet d’expansion du CMT, visant à acheter les résidences voisines du centre pour ensuite les démolir. Le projet ne comporte toutefois pas d’échéancier précis, puisque la municipalité n’entend pas exproprier les propriétaires actuels, ni à court ni à long terme. La résidence du 435 boulevard Saint-Luc est la troisième à être acquise dans le cadre de ce projet.

Or, alors que la Ville s’apprêtait à autoriser la promesse d’achat de la résidence, trois conseillers s’y sont opposés, dont Olivier Larouche. Celui-ci a entre autres reproché au projet d’être trop dispendieux. «Ça va coûter 1,3 million aux contribuables pour faire l’acquisition de toutes les résidences visées, sans avoir de projet défini et sans avoir de chiffres pour démontrer la nécessité d’agrandir le stationnement. C’est basé seulement sur la perception des autres membres du conseil», a expliqué M. Larouche, avant de demander la tenue d’une consultation publique.

Le maire d’Alma, Marc Asselin, a tenu à répondre au conseiller en défendant ardemment son point. «Ça fait partie du tout en ce qui concerne le développement du Centre Mario-Tremblay, depuis 2009. À la dernière élection, je n’ai pas eu d’adversaires, mais j’aurais été capable de me défendre dans ce dossier. Dans l’ensemble, la majorité du conseil est d’accord avec cette décision pour toutes sortes de raisons. On ne va pas jouer dans la taxation des contribuables pour le faire, on a des fonds pour ça. »

La conseillère du secteur, Sylvie Beaumont, a elle aussi voulu réitérer son approbation envers la démarche, qui est nécessaire selon elle à l’aménagement futur du Centre Mario-Tremblay.

« Au départ, ce coin-là aurait dû être zoné institutionnel. Ces gens-là subissent toutes sortes d’irritants, parce qu’ils sont dos à un stationnement public. De plu,s nous ne les forçons pas, c‘est une opportunité qu’on leur offre.»