Le conseil de la MRC du Domaine-du-Roy prend position pour la prochaine année

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
Les élus de la MRC du Domaine-du-Roy ont profité de la première séance du conseil de l’année afin de prendre position sur plusieurs enjeux régionaux.

Concernant le projet de règlement sur les modalités de publication des avis publics qui avait été déposés et présentés lors de la séance du 10 décembre 2019, le conseil a adopté que les avis seront publiés sur le site Internet de la MRC et dans chacunes des municipalités concernées du territoire.

Le conseil s’est aussi montré en désaccord avec la réforme de la fiscalité agricole. Il croit que cela pourrait avoir un impact important directement sur les finances des municipalités et que cela porterait atteinte à l’autonomie de celles-ci.

« On est en désaccord, car ça vient brimer notre pouvoir de taxation, premièrement, et en plus ça brime ceux qui devraient compenser si on avait une perte de revenus par rapport à ça. On est carrément contre ça. Dans notre secteur, ça touche une partie minime, c’est plus en Montérégie », a mentionné le préfet Yanick Baillargeon.

Le directeur général de la MRC Mario Gagnon tenait à ajouter que « ce que l’on défend, c’est le principe. Le principe de l’évaluation foncière est de responsabilité municipale, donc si le gouvernement commence à plafonner et mettre des seuils pour les évaluations, c’est inéquitable et si tu le fais pour le monde agricole, plus tard il faudra peut-être le faire pour le secteur forestier. Ce que l’on ne pourra pas taxer au niveau agricole, on va devoir aller le chercher aux citoyens à la limites. On pense qu’il y a d’autres solutions. »

Autoroute 70

Afin de s’assurer que la MRC du Domaine-du-Roy aura son mot à dire dans la mise en place d’un comité de suivi régional de l’autoroute 70, le conseil va demander qu’un siège lui soit réservé.

Le préfet n’a pas caché certaines de ses inquiétudes concernant le dossier, qui devra répondre aux nouvelles directives gouvernementales dans le cadre des grands projets.

« Ce qui nous a sonné une cloche est que l’on a vu dans les médias que le tracé sud semblait être remis en doute. Nous on y tient au tracé sud, car c’est lui qui va générer de l’affluence vers chez nous et qui facilite la chose. Il y a eu consensus de fait au cours des 12 dernières années sur ce tracé. On ne veut pas qu’il soit remis en doute et on veut avoir notre mot à dire. On veut s’assurer de maintenir le cap. »