Dès mercredi, les services seront transférés au 150 rue Racine est, à Chicoutimi.

Le comptoir postal de Chicoutimi-Nord ferme

Après avoir perdu leur bureau de poste en 2015, voilà que les citoyens de Chicoutimi-Nord perdront leur seul comptoir postal dès mercredi. La pharmacie Uniprix, située sur le boulevard Sainte-Geneviève, a décidé de ne plus offrir ce service.

Le conseiller municipal du secteur, Marc Pettersen, se désole de voir un autre service de proximité traverser le pont Dubuc. Selon lui, la décision est liée à une question monétaire et un manque de rentabilité pour le commerçant.

«Quand tu payes quelqu’un des ‘‘peanuts’’, il va l’abandonner son service. C’est la question que je me pose, c’est la peur que j’ai», a-t-il déclaré en marge du conseil d’arrondissement de Chicoutimi, mardi en fin d’après-midi.

Rappelons qu’en 2013, une pétition de 8000 noms avait empêché la fermeture du bureau de poste situé sur le boulevard Tadoussac. Cependant, en 2015, une autre pétition de 2000 noms n’avait pas été suffisante pour maintenir le service. À l’époque, le dossier avait été mené par le conseiller Pettersen et l’ex-député fédéral Dany Morin.

Le comptoir postal situé dans le Uniprix de Chicoutimi-Nord ferme ses portes.

Dès jeudi, les services seront transférés au 150 rue Racine est, à Chicoutimi.

«Il y a un bureau de poste dans le village de Saint-Honoré avec 5000 personnes (NDLR: 6000 citoyens), et nous, on va perdre notre comptoir avec 25 000 personnes à Chicoutimi-Nord», ajoute M. Pettersen, précisant qu’en cinq minutes, mardi après-midi, il a vu cinq ou six citoyens profiter du service.

Le conseiller municipal espère que Postes Canada va donner ce qu’il faut pour garder le service de proximité dans le secteur nord, mais en même temps, il a peur «qu’ils fassent exprès pour se traîner les pieds et dire qu’ils n’ont pas trouvé de concessionnaire pour que ça aille à Chicoutimi».

M. Pettersen n’a eu qu’un seul contact avec Postes Canada, par courriel, et il est déjà décidé que le service sera offert à Chicoutimi. Selon lui, sans connaître les contraintes quant à la superficie et aux employés, notamment, d’autres commerces pourraient accueillir le comptoir, «comme des pharmacies au centre-ville de Chicoutimi-Nord ou ailleurs».

Cette fermeture s’ajoute à celles de la clinique de médecine familiale et de la mini-urgence survenues au cours des dernières années.

«À Chicoutimi-Nord, il va falloir se retrousser les manches pour retrouver nos services de proximité. Postes Canada pourrait bonifier son offre pour garder le comptoir. S’il y a plus d’argent et que ça fait l’affaire d’Uniprix, on va peut-être le garder, espère M. Pettersen. Je n’ai pas eu de contact avec eux, la décision leur appartient, c’est dommage, mais c’est une décision d’affaires. Ils ne peuvent pas avoir un service déficitaire.»