Des membres de l’équipe Tshika milupalu.
Des membres de l’équipe Tshika milupalu.

Le comité Tshika milupalu multiplie les actions

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Épargnée jusqu’à présent par la COVID-19, Mashteuiatsh ne ménage pas les efforts afin de garder le coronavirus en dehors des limites de la communauté autochtone. Le déploiement de l’équipe Tshika milupalu, qui signifie «ça va bien aller» en nehlueun, au moment de la levée des points de contrôle, vendredi dernier, n’est pas étranger à cette volonté.

« On suit la situation de près. On craignait qu’avec la levée des points de contrôle, il y ait un certain relâchement dans la communauté. Les gens ne doivent pas penser que c’est terminé parce que les points de contrôle sont levés. Les mesures individuelles restent les plus importantes. Il ne faut pas qu’il y ait un faux sentiment de sécurité », rappelle le conseiller Stacy Bossum.

Les membres de la communauté autochtone jeannoise voient d’un bon oeil les actions et les interventions menées par l’équipe mobile de prévention et de protection dont le mandat est de veiller au respect des règles sanitaires. La quinzaine de membres provenant de plusieurs domaines, dont de la santé, de la sécurité publique et de l’éducation distribuent outils et conseils aux Pekuakamiulnuatsh, aux entreprises et aux visiteurs afin de faciliter le maintien des efforts visant à contrôler la propagation de la pandémie.

« La réponse est positive. Les gens nous encouragent à poursuivre. Ils sont contents du rappel des mesures et sont réceptifs », mentionne la directrice éducation et responsable de l’équipe, Nathalie Larouche.

Chaque semaine, les membres du comité se réunissent afin de définir les actions à déployer en plus de cibler les priorités. La dernière fin de semaine de trois jours fut la parfaite occasion pour rendre visite aux nombreux villégiateurs ainsi qu’aux visiteurs qui étaient de passage à Mashteuiatsh.

Les membres du comité ont également visité différents commerces de la communauté puisque la levée des points de contrôles a amené des clients qui n’y résident pas. Le comité prévoit, la semaine prochaine, offrir un masque de protection à chacun des membres de la communauté.

La durée du mandat de l’équipe Tshika milupalu n’est pas définie. « Le comité est évolutif. C’est important d’être collé à la réalité. Tant qu’on sentira qu’on en aura besoin, on sera là. On évolue en même temps que la pandémie », précise Mme Larouche.

Le masque pas très populaire

Fortement recommandé par le gouvernement provincial, le port du masque n’est pas encore légion dans l’unique communauté autochtone du Lac-Saint-Jean. Le conseiller Stacy Bossum rappelle que les citoyens devront développer le réflexe de porter un couvre-visage. « Il n’y a pas encore beaucoup de monde qui le porte. Nous sommes quand même épargnés, c’est un mal pour un bien, les gens ne pensent pas à le porter. C’est une habitude à prendre », indique-t-il.