Le coeur du village de Saint-Stanislas sur pause

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
L’état d’urgence sanitaire a été déclaré, il y a déjà un peu plus de deux semaines, sur l’ensemble du Québec. Depuis, la gestion de la crise de la COVID-19 occupe toutes les administrations municipales, et ce, peu importe leur envergure. Le Quotidien s’est intéressé à la façon dont est vécue la crise provoquée par la maladie à coronavirus dans les municipalités du Lac-Saint-Jean, dont certaines ne comptent que quelques centaines d’habitants et disposent de moins de ressources que les grandes villes. Troisième arrêt : Saint-Stanislas.

La municipalité de Saint-Stanislas au Lac-Saint-Jean a dû, en raison de la pandémie de la COVID-19, fermer temporairement l’espace multifonctionnel de l’église. C’est en quelque sorte le coeur du village qui est mis sur pause alors que les différents services qui se retrouvent sous le toit du centre communautaire multifonctionnel Au Clocher ne sont plus accessibles pour une durée indéterminée.

« Nous avons fermé le restaurant et le mur d’escalade au tout début de la crise même si c’était une bonne période pour nous avec tous les motoneigistes qui sont de passage au relais », a confié au Quotidien le maire de la municipalité, Mario Biron.

L’épicerie communautaire située à l’intérieur de l’église reconvertie a également dû fermer ses portes. Cette décision s’explique en raison des bénévoles âgés de plus de 70 ans. Le représentant du conseil municipal tenait à ce que les bénévoles restent à la maison, comme le recommande le gouvernement provincial.

Les différents services qui se retrouvent sous le toit du centre communautaire multifonctionnel Au Clocher ne sont plus accessibles pour une durée indéterminée. 

Ainsi, les activités du centre de conditionnement physique, du centre de visionnement, de la bibliothèque municipale et du restaurant qui se retrouvent également à l’intérieur de l’église convertie en centre multifonctionnel sont suspendues pour une durée indéterminée.

« Les gens comprennent. Les gens prennent beaucoup de mesures. On prend tous nos distances, souligne M. Biron. On a plein de projets en tête, mais on ne bouge rien. On suit les recommandations. On ne voudrait pas vivre de contaminations. »

Pompe à essence touchée

Les citoyens de Saint-Stanislas ont retrouvé, en février dernier, un service de pompe à essence après une vingtaine d’années d’absence. Le retour de ce service était jusqu’à tout récemment grandement apprécié et tout autant utilisé. Les motoneigistes qui empruntaient le sentier de motoneige Passerelle du 49e (P49) et les citoyens faisaient le plein grâce à l’installation libre-service. Mais comme bien des choses, la COVID-19 a considérablement réduit la demande.

Le service de pompe à essence, qui était très populaire depuis son retour en février, tourne également au ralenti. 

« Il y a moins d’achalandage avec la baisse des motoneigistes qui ne passent plus. Les citoyens restent à la maison. Ils ont moins besoin de faire le plein », expose Mario Biron.