Le Club de motoneigistes du Saguenay a trouvé une alternative

Le Club de motoneigistes du Saguenay profitera du prochain été pour ouvrir une nouvelle portion d’environ cinq kilomètres de sentier afin de permettre un accès plus facile au relais La Bouleaunière, près de Laterrière, dont les propriétaires se plaignent d’être étouffés par l’organisation.

Dans un communiqué remis au Quotidien, le propriétaire du relais, Philippe Blanchis, accuse le Club du Saguenay de faire preuve de laxisme et de désintéressement depuis deux ans. Le problème est que le sentier conduisant au relais, installé sur l’axe Québec Saguenay à la jonction Saguenay Charlevoix, a été déplacé à 16 km de La Bouleaunière, ce qui aurait résulté en une perte d’achalandage ainsi qu’une baisse de 50 % du chiffre d’affaires. Tout ceci a causé la perte de quatre emplois. La perte d’un droit de passage entre Laterrière et Jonquière oblige les motoneigistes à circuler parmi les agglomérations plus urbanisées. Le relais a déjà appartenu au Club de motoneigistes du Saguenay avant d’être vendu à des citoyens d’origine française.

Interpellé dans le dossier, Jules Tremblay a confirmé que le club a subi une perte de droit de passage depuis deux ans sur la propriété de Benoît Allard. Des démarches ont été entreprises auprès des ministères des Forêts et des Transports pour ouvrir un nouveau sentier. Leur accord a été obtenu, sauf que ce sont des propriétaires de chalets et exploitants d’érablières familiales qui se sont opposés au tracé, explique M. Tremblay.

Au cours des derniers jours, la direction a discuté avec les ministères concernés afin de dessiner un nouveau tracé entièrement situé sur les terres publiques. « On espère que l’été prochain, nos équipes de bénévoles pourront procéder au “bûchage” de cette section de quatre ou cinq kilomètres. »

En ce qui a trait aux récriminations de M. Blanchis, M. Tremblay affirme que La Bouleaunière bénéficie tout de même d’un bon surfaçage dans le secteur sans avoir à défrayer aucune contribution financière. « Lorsqu’ils font de l’argent, ça ne nous en donne pas plus. On ne souhaite pas partir en guerre contre M. Blanchis », conclut le président du club.