Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a tenu un kiosque d’embauche pendant la journée d’hier à Place du Royaume. Les recruteurs ont reçu pas moins de 500 candidatures.

Le CIUSSS reçoit 500 candidatures

Les emplois dans les services publics sont toujours attrayants comme en témoignent les 500 candidatures recueillies vendredi par une équipe du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CIUSSS), qui avait érigé un kiosque dans l’allée centrale du centre commercial Place du Royaume.

Selon la chef de service des activités de dotation du CIUSSS, Julie Truchon, il faut parler de plus ou moins 500 candidats et candidates puisque certaines personnes n’ont pas déposé de curriculum vitae et ont été dirigés vers les endroits où il est possible de faire une demande d’emploi. Tout indique que ce nombre sera plus important puisque le kiosque était en place jusqu’à 19h et Le Progrès a rencontré les recruteurs vers 15h.

«Il n’y a pas de discrimination pour l’âge. Les gens se présentent et on leur explique les postes disponibles», résume la chef de service, qui était agréablement surprise de l’attrait qu’exerce l’organisation sur les personnes à la recherche d’un emploi.

«Je suis en ce moment en période de chômage. Je travaille comme signaleur routier sur les chantiers de construction pendant l’été. J’ai 51 ans et je sais que les employeurs savent qu’à notre âge, on a de l’expérience et on sait c’est quoi, faire de l’ouvrage», a expliqué au Progrès Nancy Pelletier, qui souhaite obtenir un emploi en entretien ménager.

Elle tente sa chance pour améliorer ses conditions de travail. Elle a aussi travaillé comme soudeuse monteuse au début des années 2000, mais à l’époque, les salaires étaient très bas et les conditions de travail étaient pénibles. Elle se voit très bien dans les services ménagers d’un hôpital et affirme ne pas être influencée par toute l’information qui circule sur la situation difficile dans les hôpitaux.

«C’est assez vite puisque j’ai déjà une entrevue», a conclu Mme Pelletier en quittant les lieux.

Christelle Hudon termine en ce moment sa formation d’infirmière technicienne au Collège d’Alma. Elle n’a pas été rencontrée par les recruteurs du CIUSSS dans le cadre des activités organisées avec les établissements collégiaux. Elle a donc cru bon de se présenter au kiosque de recrutement.

«Je n’étais pas certaine. J’avais l’idée de devenir infirmière dans les Forces canadiennes, mais ils exigent un diplôme universitaire. Je vais être candidate à la profession d’infirmière dans quelques semaines et j’aimerais bien travailler dans la région. C’est mon premier choix», a déclaré celle qui occupe aussi un emploi à temps partiel d’officier dans la Ligue des cadets du Canada.

Les nombreux problèmes évoqués dans les médias sur la surcharge de travail pour les infirmières dans les hôpitaux ne semblent pas préoccuper Christelle Hudon: «Vous savez monsieur, il n’y a pas grand-chose qui me fait peur dans la vie», a répliqué la future infirmière.

L’agente de gestion du personnel Caroline Larouche explique de son côté que les candidatures recueillies pendant la journée couvraient une multitude d’emplois disponibles au CIUSSS. Les besoins sont vastes et vont de l’entretien ménager au pharmacien, en passant par les cuisines et tout le travail administratif. Une personne qui possède un secondaire 5 peut postuler pour les emplois généraux.

Les personnes qui vont passer tout le processus d’embauche n’auront pas nécessairement d’emploi à temps plein cette année. Elles vont se retrouver sur les listes de rappel du CIUSSS et vont travailler en fonction des besoins des différents établissements, selon la chef de service.

Nancy Pelletier avait déjà une entrevue après avoir déposé son curriculum vitae au kiosque du CIUSSS.