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Serge Lavoie, directeur des services multidisciplinaires et responsable du Bureau de la collaboration autochtone du CIUSSS.
Serge Lavoie, directeur des services multidisciplinaires et responsable du Bureau de la collaboration autochtone du CIUSSS.

Le CIUSSS désire mieux accueillir et accompagner la communauté autochtone

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
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Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean souhaite mieux accueillir et accompagner les membres des communautés autochtones de la région et, pour y parvenir, le CIUSSS a mis sur pied son Bureau de la collaboration autochtone (BCA).

En créant le BCA et en optant pour l’approche de sécurisation culturelle, le CIUSSS vise à améliorer l’accès aux services de santé et aux services sociaux pour les membres des Premières Nations, en particulier pour les membres des communautés de Mashteuiatsh et d’Opitciwan, ainsi que pour tous les Autochtones vivant en milieu urbain.

« On le sait qu’en tant que CIUSSS, on a des choses à améliorer. On va continuer de le faire de façon transparente », affirme Serge Lavoie, directeur des services multidisciplinaires et responsable du BCA.

De manière plus concrète, l’offre de services du BCA permettra de former le personnel, soutenir la concertation, promouvoir l’approche de sécurisation culturelle, faciliter l’accès et l’adaptation aux services de santé et services sociaux, et d’assurer le suivi des ententes avec les partenaires autochtones.

Pour ce qui est de la formation, elle se fera de manière continue auprès de l’ensemble du personnel travaillant au sein du CIUSSS. Le Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC participera aussi au projet.

De nombreuses affiches seront distribuées et visibles un peu partout dans le réseau d’établissements du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Nouveaux postes

De plus, rappelons qu’en décembre 2020, le CIUSSS avait procédé à l’embauche de Judith Camier à titre de conseillère-cadre à la liaison autochtone. De par son rôle, elle s’impliquera dans le réseau et travaillera à améliorer les relations entre le système de santé et les Autochtones.

« Je suis vraiment là pour créer des ponts. Le BCA est la porte d’entrée pour les besoins de la clientèle autochtone et les besoins organisationnels à l’interne. J’agis comme facilitatrice et médiatrice. Parfois, j’organise des réunions pour que les gens communiquent mieux et se partagent leurs réalités pour faciliter les liens. On a beaucoup à gagner à améliorer nos communications et nos liens de collaboration avec les communautés autochtones », explique-t-elle.

« Avant, il n’y avait personne à qui s’adresser [...] C’est une grosse machine le CIUSSS, donc maintenant, c’est moi qui fais la recherche pour leur trouver la bonne personne à qui parler. »

Questionnés par Le Quotidien, Serge Lavoie et Judith Camier s’entendent pour dire que les Autochtones ont le droit de se sentir en confiance et en sécurité lorsqu’ils ont besoin de recevoir des soins ou lorsqu’ils utilisent les autres services offerts par le CIUSSS.

D’ailleurs, l’organisme gouvernemental devrait engager sous peu au moins une personne provenant de la communauté autochtone pour occuper un poste de « navigateur », qui sera en fait un « accompagnateur pour nous aider à bâtir les liens de confiance nécessaires entre les Premières Nations et notre réseau », précise Serge Lavoie.

« Il va être capable de les rassurer et aussi de s’assurer que les deux côtés ont bien compris les besoins de l’un et de l’autre. C’est vraiment la base, car il faut sortir des perceptions pour arriver à saisir davantage le besoin exprimé », ajoute-t-il.

Selon le plan de développement du CIUSSS, d’autres navigateurs pourraient être embauchés pour couvrir l’ensemble du territoire, de Saguenay à Dolbeau-Mistassini.

Et comme la communication peut facilement compliquer les relations, des efforts supplémentaires seront également déployés afin de briser la barrière de la langue. Le directeur des services multidisciplinaires rappelle qu’un service de traduction atikamekw est accessible, en communiquant au 418 275-0110, poste 2624.

Centres d’amitié autochtone

Serge Lavoie souligne que le Centre d’amitié autochtone du Saguenay et celui du Lac-Saint-Jean sont des partenaires importants et qu’ils font dorénavant partie de la solution.

Il soutient que le CIUSSS a resserré ses liens avec les Centres et que ceux-ci sont présents au sein des comités aviseurs et consultatifs.

« Ils nous amènent une autre réalité. Il y a de plus en plus d’Autochtones qui vivent en milieu urbain. C’est un phénomène qui a été observé, pour différentes raisons, comme pour les études ou autres. Il faut donc absolument tenir compte de cette population. »

Selon eux, plus de 6700 Autochtones issus de différentes communautés vivraient à Saguenay, tandis qu’ils seraient plus de 5000 à vivre en dehors de Mashteuiatsh.