Le chef du PCQ Andrien Pouliot a dénoncé les taxes sur l'essence dans une vidéo sur YouTube.

Le chef du PCQ promet de diminuer les taxes sur l'essence

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Adrien Pouliot, candidat dans Chauveau, dénonce les taxes sur l’essence et promet d’abolir la taxe sur le carbone et de supprimer le fond vert.

Selon M. Pouliot, il n’est pas «pertinent» de garder le fond vert. «Ça ne fonctionne pas. Le Conference Board a conclu que même si les droits devaient atteindre 200 $ la tonne d’ici 2025, ça n’entraînerait qu’une réduction de 1,5 % des gaz à effet de serre», plaide-t-il. «L’introduction d’une taxe sur le carbone, ça fait augmenter les prix dans l’ensemble de l’économie et ça réduit le pouvoir d’achat des Canadiens», poursuit-il.

Selon M. Pouliot, le Québec n’atteindra pas les objectifs fixés pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030. «Le Québec et l’Ontario n'ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre que de 9 % entre 1990 et 2015», souligne-t-il. Les spécialistes disent qu’il faudrait que le prix du carbone soit de l’ordre de 100 $ la tonne en 2030. C’est un prix complètement fou.»

Un pick-up comme exemple

Dans une vidéo sur YouTube, datant du 5 septembre, pour expliquer ses promesses, on voit Adrien Pouliot devant un gros pick-up, véhicule qui peut consommer au-delà des 17 L aux 100 km. M. Pouliot commence son discours en disant : «Avez-vous idée combien ça coûte de taxes de tanker un truck de même?» Malgré l'exemple extrême, le chef du PCQ assure que son discours s’adresse à tous ceux qui payent des taxes sur l’essence.

«C’est injuste d’imposer une taxe sur l’essence qui est supposée financer le transport en commun et garnir le fond vert. C’est injuste pour des gens comme dans ma circonscription [Chauveau] qui n’ont pas tous accès à un système de transport en commun qui a du bon sens. Ces gens-là n’ont pas le choix de prendre l’auto», justifie-t-il. «Ce n’est pas tout le monde qui peut acheter une voiture électrique, même avec les subventions et il y a des gens qui ont besoin de leur véhicule pour le travail. Les gens de la construction, je ne les vois pas partir avec leur coffre à outils dans le tramway», soutient-il.

Déréglementation et incitatifs

Pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, le PCQ déréglementerait l’industrie du taxi et encouragerait l’émergence de voitures autonomes, pour encourager le covoiturage et bonifier l’offre de services de transport sur les trajets peu ou non desservis par le transport en commun.

Le PCQ offrirait également des incitatifs réglementaires ou fiscaux pour les entreprises à faible intensité de carbone afin d’encourager l’investissement dans les technologies propres.