Yves-François Blanchet, accompagné du candidat bloquiste dans Jonquière, Mario Simard, croit que l’avenir d’un Québec indépendant passe par le développement de projets bâtis sur les ressources renouvelables.

Le chef bloquiste à Saguenay: créer de la richesse autrement

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, était de passage à Saguenay, vendredi. Il a profité de l’occasion pour s’entretenir avec Nicole Bouchard, la rectrice de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Le chef bloquiste souligne que la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, tout comme son université, est un exemple d’utilisation des richesses naturelles pour en faire des projets dans une optique de développement durable, une façon de penser au coeur de sa vision de l’indépendance.

« Ici, on a des conversations sur les projets boréaux, le transfert des technologies. Ça permet aux Québécois de se définir, pas en opposition au Canada, mais par leurs propres projets. C’est l’exemple de quelque chose que je veux qu’on fasse, quelque chose qu’on peut devenir », souligne-t-il.

Le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, en compagnie du candidat bloquiste dans Jonquière, Mario Simard, a profité de son passage dans la région pour s’entretenir avec la rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard.

L’environnement est au coeur du discours de l’homme politique. Aux dires de M. Blanchet, l’expertise et le savoir-faire des industries renouvelables du Québec sont des ressources suffisantes au développement de projets indépendants du pétrole de l’Ouest : « L’environnement, c’est de dire aux gens qu’on peut créer de la richesse sur un autre modèle économique. Quelqu’un qui a encore la naïveté un peu sombre de s’investir dans le pétrole et les hydrocarbures devrait réaliser que ça n’a pas d’avenir à court terme. C’est un coup d’argent momentané ; ce n’est pas durable. »

Sans s’opposer haut et fort au projet GNL Québec d’Énergie Saguenay, il affirme fermement qu’il attendra la réponse du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avant de se prononcer.

Yves-François Blanchet, accompagné du candidat bloquiste dans Jonquière, Mario Simard, croit que l’avenir d’un Québec indépendant passe par le développement de projets bâtis sur les ressources renouvelables.

« C’est sûr que je ne considère pas que le gaz naturel est une énergie d’avenir. Lorsqu’on a une institution comme le BAPE, qu’on mandate pour étudier les dossiers, je pense qu’on ne devrait pas se prononcer avant d’avoir son opinion. Sans ça, le BAPE, ça ne sert à rien. Je pense toutefois que l’enjeu global est le transport maritime sur le Saguenay, et qu’on ne peut pas découper ça en rondelles et faire comme si ça n’allait pas s’additionner. Éventuellement, ces projets-là s’additionnent et ça met une pression sur un écosystème fragile. Alors, peut-on juste avoir le portrait scientifique, et quand on a le portrait scientifique, on adopte des mesures qui permettent d’assurer le développement des projets. »

Le chef bloquiste rappelle que les grands projets de la région atteignent 20 milliards $, mais que l’enjeu demeure de s’assurer de la réalisation de ces projets en minimisant ou en compensant l’impact sur l’environnement : « Je suis en faveur des projets, en particulier des projets innovateurs et des projets qui font de la deuxième et troisième transformation des ressources à partir de notre ingénierie et de nos centres de recherches, mais je veux qu’on le fasse dans le respect de l’environnement. Sinon, ça va nous rattraper. »

Le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, en compagnie du candidat bloquiste dans Jonquière, Mario Simard, a profité de son passage dans la région pour s’entretenir avec la rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard.

Syndicat des Métallos

Yves-François Blanchet a également profité de son passage à Saguenay pour rencontrer les travailleurs du Syndicat des Métallos d’Alma, afin de mieux comprendre la relation que ceux-ci entretiennent par rapport à certains enjeux de l’industrie de l’aluminium. Il souhaiteque les candidats bloquistes soient en mesure de défendre les intérêts des travailleurs de la région et de porter leur voix.

« Le Québec a une signature en aluminium qui a été construite sur la base de la capacité de produire en grand volume à partir d’une hydroélectricité abordable et de tarifs particuliers. Cet avantage, le Québec ne l’a plus comme avant, alors ce que le Québec peut faire, c’est innover et créer un avenir pour l’industrie de l’aluminium. Ici, on a un centre de recherche qui se spécialise dans l’aluminium qui sort avec des technologies et qui permet de garder notre expertise et notre signature dans l’aluminium sans miser exclusivement sur le volume. J’étais curieux de voir comment le syndicat vit cette transition-là, vers la grappe qui se construit autour de l’aluminium, cette grappe pouvant créer beaucoup d’emplois et recevoir les transferts technologiques à partir des centres de recherche. C’est ça le modèle que je pense qu’on peut développer au Québec. »