Plusieurs artères ont été complètement fermées à la circulation au cours de la journée de mardi, comme la 170 entre Larouche et Saint-Bruno, de même que la 169 entre Saint-Bruno et Alma.

Le chaos sur les routes et à l’école

On ne peut pas dire que le Saguenay-Lac-Saint-Jean échappe aux sautes d’humeur de dame Nature cet hiver. Routes fermées, accidents, cours suspendus, élèves retournés à la maison, pont bloqué ; la région a encore une fois été frappée par une tempête, mardi.

Une vingtaine de centimètres de neige ont tapissé le sol régional au cours de la journée de mardi et on en attendait encore la nuit dernière. Mercredi, quelques centimètres de plus devraient s’ajouter. Les forts vents ont aussi donné des maux de tête aux automobilistes. 

Écoles ouvertes, puis fermées

Si la journée de mardi a été ardue pour les automobilistes, elle l’a aussi été pour les parents d’enfants étudiant dans les écoles des commissions scolaires des Rives-du-Saguenay et De La Jonquière. En effet, alors que les établissements jeannois avaient choisi de suspendre leurs cours dès les petites heures du matin, les directions saguenéennes avaient décidé d’ouvrir les écoles, mais sont revenues sur leur décision au cours de l’avant-midi, soulevant le mécontentement de plusieurs parents. En effet, plusieurs affirmaient qu’il aurait été plus sage de suspendre les cours toute la journée. 

En fin d’avant-midi, les parents d’enfants de la CS De La Jonquière ont été invités à aller chercher leurs jeunes. Ceux-ci pouvaient également retourner à la maison avec le transport du midi. Les élèves de la CS des Rives-du-Saguenay, eux, étaient invités à dîner à l’école gratuitement, mais devaient repartir ensuite. Les services de garde sont toutefois restés ouverts dans les écoles primaires. 

Si les deux organisations avaient décidé de ne pas annuler les cours en matinée, c’est qu’elles avaient jugé que les conditions météorologiques n’étaient pas désastreuses et que le transport scolaire pouvait se faire de façon sécuritaire. Mais voilà qu’au cours de l’avant-midi, la Sécurité publique de Saguenay a contacté les deux commissions scolaires, affirmant que les conditions se dégradaient rapidement et qu’il serait plus sage d’annuler les cours en après-midi, pour ne pas provoquer un chaos inutile durant l’heure de pointe. 

« Nous avons convenu qu’il était préférable de suspendre les cours après l’appel de la Sécurité publique. Mais, en matinée, nous jugions que l’état des routes était tout de même sécuritaire », a affirmé le porte-parole de la Commission scolaire De La Jonquière, Mathieu Gravel. 

À l’Université du Québec à Chicoutimi, les cours n’ont pas été perturbés durant la journée, mais ceux de 16 h et de 19 h ont été suspendus. La direction en a informé les étudiants une trentaine de minutes avant le début du cours de 16 h, ce qui a fait en sorte que plusieurs s’étaient déjà déplacés à l’université. 

Routes fermées

Par ailleurs, plusieurs artères ont été complètement fermées à la circulation au cours de la journée de mardi, comme la 170 entre Larouche et Saint-Bruno, de même que la 169 entre Saint-Bruno et Alma. Le rang 6 à Saint-Bruno a également été bloqué, tout comme le chemin de la Ligne Bagot, dans le secteur de La Baie. Plusieurs rangs étaient également fortement déconseillés aux automobilistes, comme le rang Mathias, à Arvida. Des patrouilleurs y étaient présents en soirée pour escorter les automobilistes. Cette directive a toutefois été levée avant 22 h. 

En journée, les policiers de Saguenay ont été appelés sur une quinzaine d’accidents. Même chose pour les policiers de la SQ. Heureusement, la tempête n’a pas fait de blessé grave. 

La côte Sainte-Geneviève, à Chicoutimi-Nord, a également été fermée durant quelque temps, en avant-midi, compliquant la situation sur le pont Dubuc. Le conseiller du secteur, Marc Pettersen, a d’ailleurs réitéré son désir de voir un deuxième pont enjamber le Saguenay, lors de la séance du conseil d’arrondissement de Chicoutimi, en fin de journée mardi. « Ça fait deux fois que le gouvernement “échappe” cette côte-là. Ça n’a pas de bon sens », a affirmé M. Pettersen. 

La circulation automobile sur les villages de pêche baieriverains a elle aussi été interrompue en raison des conditions météorologiques.