Le Centre d’histoire Sir-William-Price souhaite que la cheminée et le château d’eau de l’usine soient préservés au nom du devoir de mémoire.

Le Centre d’histoire veut conserver deux éléments

Le Centre d’histoire Sir-William-Price réclame la démolition de l’ancienne usine de Graphic Packaging, mais croit que deux éléments de sa structure ayant un caractère symbolique devraient être conservés par devoir de mémoire, soit la cheminée rouge et blanche ainsi que le château d’eau.

Julie Desmeules, directrice générale intérimaire du Centre d’histoire d’Arvida et du Centre d’histoire Sir-William-Price, croit qu’avant que le pic des démolisseurs ne fasse son œuvre pour démolir les installations devenues un danger public, les dirigeants politiques municipaux et provinciaux devraient s’adonner à un exercice d’analyse pour vérifier s’il ne serait pas possible de conserver ces éléments en vue de l’aménagement futur d’un parc une fois les travaux de réhabilitation terminés. « Il est certain que ça fait partie du patrimoine industriel de Jonquière. Des milliers de travailleurs jonquiérois ont gagné leur vie à ces installations au fil de l’histoire. La démolition est incontournable, mais il devrait y avoir moyen de conserver la cheminée et le château d’eau », a déclaré Mme Desmeules.

La présence de la rivière Aux Sables, la possibilité de prolonger la piste cyclable jusqu’au site où pourrait être aménagé un parc avec la présence de panneaux d’interprétation expliquant l’histoire de la cartonnerie et sa place dans l’économie régionale justifient la demande.

Elle croit qu’avec la volonté nécessaire, il serait possible d’aménager quelque chose d’intéressant pour les générations futures, comme cela a été réalisé ailleurs au Canada et aux États-Unis où des villes ont pris en charge d’anciens sites industriels afin de relayer l’histoire industrielle aux générations futures.

En ce qui a trait à l’état de la cheminée, un entrepreneur spécialisé a mentionné que sa conservation nécessiterait certains travaux importants de maçonnerie puisque l’immeuble est laissé à l’abandon depuis plusieurs années.

Le Centre d’histoire entend discuter du sujet avec le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, le même qui réclame la démolition des installations à l’abandon.

Interpellé sur le sujet, M. Gaudreault réitère que sa principale priorité dans le dossier demeure la démolition et la décontamination du site. « Il est hors de question de retarder encore la démolition de l’ancienne usine, mais si on peut conserver un souvenir de quelque chose qui a marqué le territoire, je ne suis pas contre. »

M. Gaudreault ne croit pas qu’il y ait d’enjeux de contamination pour le château d’eau. En ce qui a trait à la cheminée peinte en rouge et blanc, M. Gaudreault reconnaît son caractère unique.

Il a conclu qu’il faudrait peut-être solliciter un avis auprès du ministère de la Culture sur le sujet.