Plusieurs personnes accueillent favorablement l’ouverture du nouveau local du Centre d’amitié autochtone, à Alma, dont Michael Ottereyes, responsable jeunesse, Elizabeth Awashish, présidente du conseil d’administration, Isabelle Valois, policière à la Sureté du Québec, et Mélanie Boivin, directrice générale du Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean.
Plusieurs personnes accueillent favorablement l’ouverture du nouveau local du Centre d’amitié autochtone, à Alma, dont Michael Ottereyes, responsable jeunesse, Elizabeth Awashish, présidente du conseil d’administration, Isabelle Valois, policière à la Sureté du Québec, et Mélanie Boivin, directrice générale du Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean.

Le Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean ouvre un nouveau local à Alma

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Pour répondre aux besoins de la population autochtone, notamment pour la réussite scolaire, le Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean a ouvert un nouveau local, situé sur la rue Sacré-Cœur à Alma. Plus d’une quarantaine de personnes s’étaient déplacées pour l’ouverture officielle vendredi.

Depuis quelques années, le Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean reçoit du financement pour la réussite éducative des jeunes, explique d’emblée Mélanie Boivin, la directrice générale du centre. « Il y a beaucoup d’étudiants autochtones à Alma qui étudient au pavillon Wilbrod-Dufour, au centre de formation générale des adultes ou encore à la Technique policière autochtone, dit-elle. On avait de la misère à rejoindre les gens en allant seulement dans les établissements et on s’est rendu compte qu’on avait besoin d’un lieu de rassemblement pour ces gens-là. »

C’est ainsi que le Centre d’amitié autochtone, qui compte 600 membres à Roberval, a ouvert un local au centre-ville d’Alma, sur la rue Sacré-Cœur. À cet endroit, les étudiants pouvaient déjà compter sur l’aide aux devoirs depuis novembre dernier. Et à compter d’aujourd’hui, plusieurs autres services seront offerts, tels que le programme de réinsertion sociale et de jeunes entreprises avec l’artisanat, qui permet de reconnecter avec la culture. « C’est un réanimateur cardiaque », estime Mélanie Boivin.

Le centre d’amitié autochtone offre aussi des services pour la petite enfance et la famille. Pour aider encore davantage les familles, le centre souhaite mettre sur pied un système de gardiennage pour offrir du répit aux jeunes parents éloignés de leur famille, comme c’est le cas de plusieurs Attikameks. De tels lieux de rassemblement facilitent aussi les échanges culturels et spirituels, ajoute Mélanie Boivin.

Une formule gagnante

Reconnecter avec la culture et la partager avec des proches de sa communauté peut faire toute une différence, comme l’a vécu Aisha Awashish. Décrocheuse scolaire, la jeune attikamek est arrivée à 17 ans à Roberval. Incitée par ses amies à fréquenter le Centre d’amitié, elle s’y est rapidement sentie chez elle, car elle pouvait y parler sa langue et apprendre sur sa culture. Son attitude positive a fait en sorte qu’elle a été embauchée par le Centre d’amitié et elle suit, comme plusieurs de ses collègues, une attestation d’études collégiales en travail social, qui est offert en milieu de travail. « Je suis très fière de moi et j’ai acquis des connaissances que je n’aurais jamais pensé avoir », souligne la jeune femme qui se sent désormais à sa place.

Le centre travaille aussi avec les forces policières pour favoriser la communication, comme en faisait foi la présence de la constable Isabelle Valois de la Sûreté du Québec. « Notre collaboration apaise les tensions parce qu’on prend le temps de mieux comprendre les réalités », dit-elle.

Aisha Awashish, est retournée à l’école grâce au Centre d’amitié autochtone, où elle travaille maintenant.

Bastien Cleary, un attikamek de 29 ans qui réside à Alma depuis 2012, se réjouit de voir un nouveau local s’ouvrir dans sa ville d’adoption, car il sera désormais plus facile de tisser des liens et de partager sa culture.