Depuis deux ans, de nombreuses améliorations ont été notées dans les traverses piétonnières dans le secteur du Cégep de Jonquière. Mais il y a encore place à l'amélioration.

Le cégep exige plus de sécurité

La sécurité des piétons s'est largement améliorée autour du Cégep de Jonquière. Mais il y a encore place à l'amélioration.
Et c'est justement dans cette optique que la direction du cégep demande une autre rencontre avec les autorités municipales afin de trouver des solutions pour diminuer le plus possible les risques d'accident.
Car tout n'est pas parfait. La semaine dernière, une étudiante de première année de la maison d'enseignement a été happée par une voiture sur la rue Panet. L'accident est survenu en soirée. La jeune femme a traversé la rue à un endroit où il n'y avait pas de passage piétonnier. En plus, le lampadaire, à cet endroit, était défectueux.
«Nous allons contacter les autorités municipales dans les prochains jours. Nous voulons nous asseoir et regarder les solutions que nous pourrions apporter pour améliorer la situation», explique France Tremblay, du service des communications du Cégep de Jonquière.
Jusqu'à présent, le Cégep de Jonquière a obtenu une excellente collaboration de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) et de la ville. Les dirigeants veulent donc poursuivre en ce sens.
«Depuis quelques années, nous avons revu l'aménagement de nos approches au cégep et il y a eu un arrimage avec les feux de circulation. Nous avons aussi tenu des campagnes de sensibilisation auprès des étudiants. Il y a eu de l'amélioration, tant chez les piétons que les automobilistes. Mais ce n'est pas suffisant», indique France Tremblay.
Il est de notoriété publique que la culture des piétons et des automobilistes pour le respect des passages piétonniers n'est pas des plus avancées au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais aussi à la grandeur du Québec.
Partout au Canada, le piéton a priorité. Les automobilistes s'arrêtent automatiquement lorsqu'un marcheur met le pied dans la rue.
«Il y a eu de l'amélioration. Mais on peut faire mieux. Les piétons ne peuvent traverser n'importe où sur la rue. Lorsqu'ils le font, ils doivent s'assurer qu'il n'y a pas de danger et qu'un contact visuel a pu être fait avec les automobilistes», reprend Mme Tremblay.
Du côté de la SPS, Bruno Cormier ne s'oppose pas à l'idée de trouver de nouvelles solutions, bien au contraire.
«Nous avons noté un changement important dans le comportement des automobilistes et des piétons. Les étudiants traversent en majorité aux endroits prévus. Nous avons fait de la sensibilisation et nous avons émis des billets d'infraction lorsque le Code de la sécurité routière n'était pas respecté», mentionne M. Cormier.
«Si des améliorations doivent être apportées, il faudra en discuter avec le service des travaux publics, mais c'est possible», ajoute-t-il.
Concernant le lampadaire défectueux, Sonia Simard, des communications de Saguenay, précise qu'aucune requête de remplacement de lampadaire ne se trouvait dans le système informatique entre le 31 janvier et le 14 février pour le secteur de la rue Panet, à Jonquière. Une demande a été faite le 18 février et le problème a été réglé dans la même journée.
Mme Simard précise que toutes les requêtes ouvertes en 2012 et en 2013 ont été réglées.
État de santé
Par ailleurs, personne ne veut confirmer l'état de santé de la jeune étudiante du cégep. Elle se retrouverait toujours dans un état critique. Selon des informations dignes de foi, elle a été transférée dans un centre hospitalier de Montréal en début de semaine.