Le Cégep de Chicoutimi veut continuer de loger l’École de musique, l’Académie de ballet, Les Farandoles et la galerie Espace virtuel. La direction planche sur un projet de proposition qui sera bientôt soumis à la mairesse Josée Néron.

Le Cégep de Chicoutimi désire garder les organismes

La rupture des liens entre Saguenay et l’homme d’affaires Paul Boivin entourant le projet de rénovation du Carrefour Racine fait renaître l’espoir au Cégep de Chicoutimi.

L’établissement d’enseignement, où logent quatre organismes culturels, souhaite garder ses locataires et a bien l’intention de prouver à la Ville qu’elle est en mesure de leur fournir des locaux spacieux et adéquats.

Le projet de Paul Boivin visait la rénovation de l’immeuble du CLSC, au coût de 12 millions $. Sous l’administration de Jean Tremblay, Saguenay avait signé une entente avec le promoteur en vue du regroupement de cinq organismes culturels sous un même toit, dont les quatre installés au cégep. L’entente est cependant devenue caduque et, malgré une tentative du promoteur de la raviver, Josée Néron en a officiellement sonné le glas il y a deux semaines. La direction du Cégep de Chicoutimi a toujours maintenu que l’établissement était en mesure de conserver ses locataires et qu’elle serait capable de présenter un projet viable à la Ville. Aujourd’hui, tous les espoirs sont permis.

« On maintient que notre volonté est de garder ces partenaires-là. Oui, ça génère des revenus intéressants pour nous, mais au-delà de l’aspect financier, ce sont des organismes qui cadrent avec notre mission. C’est une relation, une association qui nous permet de contribuer à d’autres activités dans la société », rappelle Éric Émond, directeur des communications au Cégep de Chicoutimi. 

Le porte-parole ajoute que la volonté de garder l’École de musique, Les Farandoles, l’Académie de ballet du Saguenay et la galerie Espace virtuel (l’un des lieux de diffusion du Centre Bang) est « on ne peut plus présente ». Le cégep planche donc sur une proposition qui sera bientôt soumise à la mairesse Josée Néron et aux fonctionnaires au dossier.

« On pense qu’on est en mesure de répondre à leurs besoins, autant en termes de pieds carrés que de locaux adaptés. La balle est dans notre camp et on doit aller un peu plus loin dans notre proposition. On a longtemps été confrontés à la possibilité de voir ces organismes déménager. Maintenant, on a le sentiment qu’on fait partie de l’équation », affirme Éric Émond.

Dans le même secteur

Le projet vise le regroupement des trois écoles dans le même secteur du cégep. Espace virtuel serait tenu en aparté, ailleurs dans l’immeuble. Il ne reste qu’une année au bail de deux ans liant la Ville et l’établissement d’enseignement. Éric Émond précise que la direction travaille très fort à l’élaboration de son cahier de charges et à l’évaluation des coûts.

« On a encore beaucoup de travail à faire et on n’a pas d’engagement de Mme Néron. Mais on a de l’écoute et notre perception est que ça vaut la peine de continuer de peaufiner notre dossier », conclut le directeur des communications.


« On pense qu’on est en mesure de répondre à leurs besoins, autant en termes de pieds carrés que de locaux adaptés.  »
Éric Émond