Le carcajou du zoo capturé

Ce qui pourrait bien être la plus longue cavale de l’histoire du Zoo de Saint-Félicien a pris fin jeudi matin alors que le carcajou en fuite depuis plus de trois mois a été retrouvé sain et sauf.

L’animal a été capturé dans l’une des cages posées par l’équipe du zoo à proximité du site. 

«C’est le bonheur total. Le carcajou est un peu amaigri, mais il est en bonne santé», a confirmé Christine Gagnon, directrice de la conservation et de l’éducation du zoo. L’animal se trouve à la clinique vétérinaire du zoo, mais il devrait pouvoir réintégrer son habitat rapidement. 

C’est la chef de l’équipe des gardiens animaliers qui a trouvé le jeune mâle jeudi matin. Chaque jour, des appâts étaient placés près des différentes cages installées à proximité de l’habitat, sur le site même du zoo. 

«On n’a pas baissé les bras. Les appâts étaient changés quotidiennement. Le carcajou a l’odorat très développé. L’odeur du sang de la viande et du poisson qui décongèlent l’ont certainement attiré, explique Christine Gagnon. Même si on a reçu des signalements jusqu’à Laval et les Laurentides, on croit que l’animal s’est déplacé dans un rayon d’une dizaine de kilomètres entre Saint-Félicien et La Doré.»

Au moment de sa fuite, le carcajou se trouvait dans un enclos avec une femelle en vue de favoriser la reproduction. L’enclos est situé un peu à l’écart, en forêt.

«Il y avait une défaillance dans l’habitat. Je peux vous assurer que tout ça a été réparé.» 

Christine Gagnon assure que le zoo n’a vécu que très peu de cas de fuite. Il s’agirait probablement du deuxième cas de son histoire. «On retrouve parfois un canard qui s’échappe de son habitat pour se trouver tout près dans la section Mongolie. Sinon, j’ai entendu parler du cas d’un phoque ou d’une otarie au tout début du site. Une chose est certaine, on ne veut pas revivre ça. Ce qui est positif dans tout ça, c’est qu’on a beaucoup parlé du carcajou. La population s’est sentie interpellée et a pu en apprendre plus sur l’animal.» 

La directrice de la conservation et de l’éducation du zoo rappelle d’ailleurs que l’animal, qui peut peser entre 12 et 16 kg, ne représente pas de danger pour l’humain. «Il fuit l’humain. C’est plus un charognard qu’un prédateur.»