Paul St-Pierre Plamondon
Paul St-Pierre Plamondon

Le candidat à la chefferie du PQ Paul St-Pierre Plamondon s’arrête au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Katherine Boulianne
Le Quotidien
C’est au Bistrot du Fjord que le candidat à la chefferie du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, attendait ses partisans, lundi soir. L’aspirant-chef de 43 ans les avait conviés à une formule 5 à 7 où il pouvait échanger avec eux et répondre à leurs questions concernant sa vision de l’avenir du PQ.

Il s’agit du dernier sprint dans cette course à quatre dont on connaîtra le gagnant dans quelques semaines. L’enjeu principal de cette joute politique : la relance du Parti québécois. Toujours possible ? Oui ce l’est, selon Paul St-Pierre Plamondon.

Citant le Bloc québécois comme exemple, qui a su selon lui se rebâtir avant de devenir une formation politique en puissance, il admet toutefois au Quotidien que le défi est de taille. « La question de fond pendant cette course, c’est qui est-ce qui incarne un avenir pour ce parti-là ? Qui nous démontre qu’il est capable de vendre des cartes de membres, de performer sur le terrain et dans les médias, d’attirer des personnes qui ne sont pas du même courant idéologique ? C’est un parti qui est à la croisée des chemins. »

Paul St-Pierre Plamondon

Outre la relance politique de son parti, il est difficile de passer à côté d’un autre type de relance: celle de l’économie. Pour des régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Paul St-Pierre Plamondon croit qu’il faudra notamment investir rapidement en tourisme et délocaliser les fonctionnaires des grands centres. Il propose également de tirer profit du réseau universitaire québécois et d’investir en créant des grappes de recherche industrielle.

« Il faut lier les industries avec la recherche en disant pour tel secteur c’est Chicoutimi, tel autre secteur pourrait être Sherbrooke. Nous avons les universités régionales pour ça, mais ça prend une intervention de l’État. »

Chose certaine, la venue de GNL au Saguenay ne fait définitivement pas partie des options souhaitables pour la relance économique, selon le candidat. Même si un récent sondage de Segma Recherche démontre un taux d’appui de plus de 50 % envers le projet parmi les quelque 800 personnes sondées, Paul St-Pierre Plamondon maintient son point. « Ce n’est pas un bon projet. On force les gens dans GNL, on n’offre pas d’alternative. Je ne blâme pas les gens de vouloir GNL, ils veulent de l’emploi, ils veulent que ça bouge. Mais le problème en est un de leadership. Le gouvernement n’offre pas d’alternative à des vieux projets polluants. »

Paul St-Pierre Plamondon poursuivra sa tournée mardi au Lac-Saint-Jean, où les militants sont conviés de nouveau à une rencontre de type 5 à 7 à Roberval. Le vote pour l’élection du chef du Parti québécois se déroulera du 5 au 9 octobre prochain.