Le président du conseil d’administration du Camping Jonquière, Raynald Harvey

Le Camping Jonquière nie être à l’origine de la plainte

Le président du conseil d’administration du Camping Jonquière, Raynald Harvey, soutient que ni l’organisation ou son directeur général, Richard Brabant, ne sont à l’origine de la demande d’enquête en éthique et en déontologie déposée à la Commission municipale du Québec à l’encontre de l’ancienne conseillère municipale de Lac-Kénogami, Christine Boivin.

Le conseil d’administration de l’organisme avait envisagé cette option, mais l’avait finalement rejetée, affirme-t-il.

« Le conseil d’administration a étudié différentes options. On songeait à porter plainte au mois de mars 2015 aux différentes instances [...] et éventuellement on a pris la voie d’une poursuite en diffamation », a-t-il précisé, lors d’un entretien téléphonique, mercredi.

« Nous, chaque fois qu’on a fait des démarches, on l’a fait à visage découvert », a précisé M. Harvey, ajoutant que chaque développement survenu dans cette histoire a été annoncé publiquement.

M. Harvey, connu pour ses fonctions de président de la firme Segma Recherche, souligne par ailleurs qu’il s’est écoulé plus de deux ans et demi entre le moment où cette option avait été étudiée par l’organisme et le traitement de l’actuelle demande d’enquête déposée à la Commission municipale du Québec.

Avant les Fêtes, Christine Boivin a reçu une lettre de la Commission municipale du Québec lui annonçant qu’elle ne ferait pas l’objet d’une enquête, à la suite d’une demande d’enquête déposée en éthique et en déontologie. L’auteur de la demande, la date de dépôt, de même que le contenu de la plainte n’étaient pas précisés.

Le président du conseil d’administration du Camping Jonquière a tenu à rappeler que son organisation a elle-même fait l’objet de plaintes anonymes par les années passées.

« On a été victime d’une campagne de plusieurs plaintes qui ont été non fondées durant toute l’année 2014, on parlait de harcèlement auprès d’employés, et on a même eu une demande à Investissement Québec pour retirer notre financement. [...] Si jamais Mme Boivin veut nous aider à découvrir qui avait lancé les plaintes anonymes, ça nous aiderait, on est preneurs », a-t-il pointé, en ajoutant que les plaintes se sont arrêtées après le dépôt de la poursuite en diffamation contre la conseillère municipale.