Le Camping Jonquière encore pincé

Le Camping Jonquière se retrouve à nouveau dans l’eau chaude. Le 1er août, la direction a reçu un avis de non-conformité de la part du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELC) à la suite d’une inspection réalisée le 6 juin.

Lors de l’inspection et d’évaluations subséquentes, les inspecteurs du ministère ont remarqué des manquements en lien avec des travaux d’aqueduc et d’égout réalisés au camping.

Porte-parole du ministère, Sophie Gauthier a précisé que des emplacements ont été ajoutés avec des services d’égout, de même que deux stations de pompage. Le tout a été réalisé sans l’approbation du MDDELC. «Également, des travaux ont été effectués dans un cours d’eau sans obtenir l’autorisation préalable. Le ministère évalue actuellement les suites à apporter à ces manquements. Le ministère n’écarte aucun recours pour assurer un retour à la conformité», a écrit la porte-parole, en réponse aux questions du Quotidien.

Sophie Gauthier a précisé que les vérifications avaient pour but de s’assurer de la conformité de certaines installations de traitement d’eaux usées d’origine domestique, notamment celles qui ont fait l’objet d’une autorisation du MDDELC en 2016.

«Les vérifications portent aussi sur une plainte reçue concernant l’installation d’un nouveau poste de pompage d’eaux usées», a souligné la conseillère en communication.

Coupable
Ce n’est pas la première fois que le Camping Jonquière a maille à partir avec le ministère de l’Environnement. En mars dernier, ses dirigeants ont été condamnés à des amendes totalisant 20 521,24 $ pour avoir omis d’envoyer les plans et devis et d’obtenir un permis pour l’exécution de travaux d’égout. Le Camping Jonquière avait plaidé coupable après le dépôt, par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), d’accusations de nature pénale en 2015. Les événements reprochés à l’organisme se sont déroulés entre le 1er et le 15 mai 2012 et entre le 5 et le 31 mai 2014.

À la suite du jugement, la présidente de l’arrondissement de Jonquière, Julie Dufour, et le conseiller de Lac-Kénogami, Jonathan Tremblay, ont rencontré la direction du camping pour lui remettre un avis de non-conformité. En vertu du protocole d’entente liant l’organisme sans but lucratif (OSBL) et la Ville, celui-ci ne peut être condamné en justice ni recevoir un billet d’infraction de la part d’un ministère. Selon ce qu’a rapporté Julie Dufour quelques jours plus tard, la rencontre s’est avérée constructive et conviviale. Les élus et fonctionnaires de Jonquière ont demandé au C.A. du camping de soumettre, dans un délai de 30 jours, un plan d’action détaillé expliquant comment la direction avait l’intention de se redresser et d’améliorer ses façons de faire.

Jointe mardi, Julie Dufour ignorait que le camping subventionné par la Ville se trouvait à nouveau en situation d’infraction. Elle a assuré qu’elle communiquerait avec les administrateurs et les services concernés au cours des prochaines heures.