En raison de l’égalité des voix à trois contre trois, la mairesse Monique Gagnon avait dû trancher en faveur de l’intervention de la commission.

Le calme semble revenir au conseil municipal de Saint-Ambroise

Le calme semble s’installer autour de la table du conseil municipal de Saint-Ambroise à la suite de l’intervention de Nancy Lavoie, nommée par la Commission municipale du Québec.

Le 14 mai dernier, lors d’une séance extraordinaire, le conseil avait adopté sur division une résolution demandant l’accompagnement de la commission pour améliorer la situation dans le travail des élus, dont une partie a été nouvellement élue en novembre dernier. En raison de l’égalité des voix à trois contre trois, la mairesse Monique Gagnon avait dû trancher en faveur de l’intervention de la commission.

Tel qu’évoqué dans Le Quotidien du 18 mai dernier, Mme Gagnon a quitté temporairement ses fonctions pour cause de maladie en laissant ses responsabilités au maire suppléant Nicholas Tremblay.

Après trois semaines dans ses nouvelles fonctions et à la suite de la séance du conseil tenue lundi, M. Tremblay a mentionné qu’un retour à des relations plus calmes semble se dessiner. « Il y avait de l’incompréhension autour de la table et on a demandé de l’aide pour éviter que ça ne dérape », commente M. Tremblay.

Rappelons que lors de la même séance, des citoyens présents dans l’assistance auraient fait preuve d’agressivité à la suite des débats du conseil, d’où le départ de Mme Gagnon pour cause de maladie.

En filigrane, le litige aurait pour origine la suspension en janvier 2017 d’un employé municipal, qui aurait entraîné des frictions entre un groupe de conseillers et le directeur général de la municipalité, Michel Perreault. Ce dernier a déposé une plainte en harcèlement à la CNESST contre les trois conseillers concernés.

M. Tremblay a indiqué que le processus dans ce dossier suit son cours.

À la Commission municipale du Québec, le porte-parole Nicolas Dallaire a déclaré que le processus d’accompagnement d’une municipalité s’apparente à celui d’une médiation, alors que de l’aide est fournie pour rétablir le climat de travail au sein d’un conseil municipal. « Des rencontres auront lieu entre les élus et les fonctionnaires pour établir un certain plan et mettre en place des pistes de solution. À partir du moment où la commission arrive, on demande que certaines choses soient confidentielles. On demande aux élus un peu de discrétion. Mme Lavoie possède plusieurs années d’expérience », a indiqué M. Dallaire.

De telles démarches d’accompagnement ont déjà été réalisées dans le passé à Sainte-Adèle et Sainte-Lucie-des-Laurentides, ainsi qu’à Saint-Jean-sur-Richelieu.