La ministre Andrée Laforest s’est déclarée très heureuse du budget annoncé par son gouvernement, mardi après-midi.
La ministre Andrée Laforest s’est déclarée très heureuse du budget annoncé par son gouvernement, mardi après-midi.

Le budget favorable à la prospérité des régions, dit Laforest

Émilie Morin
Émilie Morin
Le Quotidien
La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, est satisfaite du budget déposé mardi par le gouvernement caquiste de François Legault.

En entrevue avec Le Quotidien, Mme Laforest s’est réjouie de l’importance accordée aux régions dans le budget de son parti, lequel « respecte les demandes régionales », estime-t-elle. Parmi les aspects qui emballent la ministre, on note une enveloppe de 97,5 M $ aux MRC, un montant de 680 M $ pour l’amélioration de la voirie locale, des crédits d’impôt pour les grandes entreprises et un montant secret consacré à la Véloroute des Bleuets, qui sera dévoilé dans le cadre d’une annonce officielle.

« Juste au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on a reçu 4 G $ en infrastructure, ce qui est très, très positif, insiste la députée de Chicoutimi. C’est un excellent budget pour la région. La CAQ, on avait promis de décentraliser 5000 postes, alors avec des montants comme ça, on va commencer à pouvoir déplacer des postes en région. Il y a des sommes pour la culture, pour le tourisme. On a aussi un 15 M $ sur trois ans pour le démarrage d’entreprise. »

Des critiques de « mauvaise foi »

La ministre Laforest a répondu aux critiques des députés solidaire Manon Massé et péquiste Sylvain Gaudreault, qui ont fait état d’un budget faussement vert. Mme Massé a notamment indiqué que le budget était de « l’écoblanchiment comptable », tandis que M. Gaudreault, député de Jonquière, a parlé d’un « vernis » vert.

« Il y a 6,2 G $ sur six ans en environnement et 15,8 G $ dans le transport collectif. C’est hyper positif. Si ce n’est pas ça [un budget vert], c’est quoi ? , questionne Andrée Laforest. Il faut apprécier. Ce sont des moyens qui n’ont jamais été mis en place auparavant. Critiquer ce budget-là, c’est de la mauvaise foi. »

La ministre Andrée Laforest a également répondu aux critiques de l’ancien ministre des Finances, Carlos Leitão, qui a fait ressortir que la moitié des dépenses allouées à l’environnement se feraient après 2022, dans le cadre d’un second mandat de la Coalition avenir Québec (CAQ). Elle a notamment mis de l’avant une enveloppe de 500 M $ accordée aux municipalités pour revoir leur territoire afin de l’adapter à d’éventuelles inondations.

« Le 500 M $ pour les inondations, ça prend effet immédiatement. On fonctionne tout de suite. On le fait même avant les inondations. Les [montants alloués aux] infrastructures en transport, ça aussi, c’est bon pour l’environnement. On a le programme ClimatSol-Plus, à La Baie, où on invite les gens à travailler tout de suite. C’est important de reconnaître qu’on prend nos responsabilités. On ne fait pas juste annoncer des choses. On les réalise. »

Mme Laforest souligne également la création du Programme d’aide financière pour la planification de milieux de vie durables, lequel bénéficiera de 15 M $ alloués à partir du Fonds vert.

« Je suis très heureuse et j’invite tous les élus à travailler avec ce budget », conclut Mme Laforest.

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DES ÉCLAIRCISSEMENTS SUR LE PONT DE SAINTE-ANNE

La ministre Laforest a voulu porter quelques éclaircissements quant à la situation du pont de Sainte-Anne.

Le pont a fait l’objet de quelques déceptions, mardi, puisqu’aucune annonce n’a été faite dans le budget pour ce projet. Andrée Laforest a toutefois souligné que c’était parfaitement normal. « C’est un projet qui s’insère dans des programmes, pas dans le budget. Je travaille fort avec le ministre des Transports. Ça se passe bien. Il faut rester confiants », a déclaré Mme Laforest.

Elle rappelle que trois options sont possibles quant au projet du pont : un investissement de deux ou trois millions $, un de neuf millions $ et un de 12 millions $. 

« Maintenant, pour savoir à quelle hauteur on investit, c’est le ministre qui va décider », précise Mme Laforest.