Des camions remplis de neige se sont rendus 72 500 fois aux six sites de dépôt de neige usée depuis le début de l’année pour y déposer deux millions de mètres cubes de matière. Pour bien comprendre l’ampleur, dans le cercle, on aperçoit un camion 18-roues dans un site de dépôt.

Le budget de déneigement de 13 M$ dépassé à Saguenay

Les coûts de déneigement à Saguenay pour la présente année ont franchi la barre des 13 millions $ prévus au budget. La quantité de neige tombée sur la ville depuis le début de l’hiver, 265 centimètres au total, force le Service des travaux publics à puiser dans la réserve d’un million $ prévue en cas de besoin.

Conseiller municipal et responsable de la commission des travaux publics, Michel Tremblay précise qu’une demande a été formulée au comité des finances pour le transfert de 750 000 $ à même la réserve. Il espère que celle-ci sera suffisante pour couvrir les frais de déneigement d’ici à la fin du présent exercice. Il faut dire qu’en termes de budgets alloués au déneigement, la période s’étend du 1er janvier au 31 décembre.

« Jusqu’à maintenant, on a 265 centimètres de tombés. C’est une grosse année parce qu’en moyenne, c’est autour de 250 centimètres. On espère que le mois de mars et les mois de novembre et décembre seront plus tranquilles », a déclaré Michel Tremblay, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien. Il précise qu’une tempête générant des précipitations de 40 centimètres de neige peut coûter jusqu’à 1 million $.

Plus que l’an passé

L’année en cours coûtera donc plus cher à la Ville, alors qu’environ 12,2 millions $ en deniers publics ont été utilisés pour l’enlèvement de la neige en 2017. C’est la première fois que la Ville crée une réserve pour parer aux imprévus.

Michel Tremblay précise que de nouvelles stratégies ont été déployées pour assurer le bon déroulement des opérations de déneigement. Un système de veille a été mis en place, lequel permet de voir venir les tempêtes jusqu’à 72 heures à l’avance. L’information est immédiatement communiquée par la direction des travaux publics aux divers départements impliqués, comme les services de police, de sécurité incendie et des communications. De plus, les employés de la voirie se rendent sur le terrain quatre heures avant le début anticipé des précipitations pour s’assurer que les véhicules sont à destination avant le branle-bas de combat. Les secteurs considérés comme prioritaires sont le centre-ville de Chicoutimi, en raison de son relief, et le secteur du boulevard Saint-Paul.

Le directeur des travaux publics, Laval Claveau, qui accompagnait Michel Tremblay lors de l’entrevue, a précisé que l’année record en matière d’accumulation de neige à Saguenay a été 2013-2014, alors que 340 centimètres étaient tombés sur la Ville. Il n’est pas exclu que cette quantité soit égalée cette année, puisque toutes les possibilités sont envisageables en mars, comme l’a précisé le directeur adjoint, Steeve Séguin. Environ 131 centimètres subsistent encore au sol, alors qu’en cette période de l’année, il devrait y en avoir seulement 50. Les véhicules sont donc toujours à l’œuvre. À titre informatif, des camions remplis de neige se sont rendus 72 500 fois aux six sites de dépôt de neige usée depuis le début de l’année pour y déposer deux millions de mètres cubes de matière.

Le conseiller Tremblay souhaitait améliorer le service, après quelques ratés enregistrés l’an dernier. Il considère que la situation s’est nettement améliorée depuis et que les employés de la voirie y sont pour beaucoup, eux qui ont multiplié les heures supplémentaires

Le conseiller Michel Tremblay.

Nouveautés

En guise de nouveauté, le service des travaux publics a fait l’essai de rouleaux de déglaçage, au cours de la présente saison. Les équipements en location ont permis de briser la glace et de retirer jusqu’à deux pouces d’épaisseur, évitant ainsi l’accumulation et, par ricochet, facilitant le travail des grattes. La Ville songe à acquérir ses propres rouleaux l’an prochain, au coût de 33 000 $ chacun. De nouveaux contrats ont été octroyés en sous-traitance, particulièrement dans les secteurs des rues Dubose et Langelier, de même que dans le quartier des Peintres, tous à Jonquière. Même chose pour les quartiers Murdock et Notre-Dame, à Chicoutimi, et le secteur de la Base de Bagotville.

« On a été beaucoup plus efficaces cette année pour le déneigement des trottoirs, principalement dans les secteurs des boulevards Barrette et Talbot et sur le chemin de la Réserve. L’an prochain, on va prioriser les boulevards du Royaume et René-Lévesque, à Jonquière, où les piétons utilisent beaucoup les pistes cyclables », a fait valoir Michel Tremblay.