Le brise-glace Louis-Saint-Laurent est arrivé dans la baie des Ha! Ha! en début de soirée vendredi, suivi de deux vraquiers attendus aux installations portuaires de Rio Tinto.

Le brise-glace arrive enfin à La Baie

Les activités ont repris peu à peu leur cours normal dans la rivière Saguenay et dans la baie des Ha ! Ha ! , en fin de journée vendredi, avec l’arrivée du Louis-Saint-Laurent, brise-glace de la Garde côtière canadienne.

Le navire était suivi par deux vraquiers chargés de matière première à destination des installations portuaires de Rio Tinto, à La Baie. Ces deux derniers étaient immobilisés à l’embouchure du Saint-Laurent depuis le début de la semaine en raison de la non-disponibilité des autres brise-glaces. Le Martha L. Blac, l’Amundsen et le Pierre Radisson ont tous été réquisitionnés dans le lac Saint-Pierre, entre Trois-Rivières et Sorel-Tracy, pour défaire un embâcle qui paralyse le transport maritime.

Pendant ce temps à La Baie, deux navires étaient bloqués dans la baie des Ha ! Ha ! . L’un avait été déchargé et l’autre était toujours en attente. Vers 18 h 30 vendredi, le Louis-Saint-Laurent et les deux navires arrivaient à la hauteur de La Baie, ce qui portait à quatre bateaux de marchandises dans les eaux saguenéennes, en plus du brise-glace de la Garde côtière.

Sur cette carte capté sur le site marrinetraffic.com à 18h30 vendredi, on peut voir le brise-glace de la Garde côtière, en bleu, suivi de deux navires remplis de matière première reliée aux opérations de Rio Tinto.

« Notre priorité était de retrouver un service de brise-glace et à partir de maintenant, l’objectif est de poursuivre nos opérations de façon normale », a indiqué la porte-parole de Rio Tinto, Véronick Lalancette, jointe en milieu d’après-midi vendredi.

La Chambre de commerce réagit

Ce nouvel épisode entourant des brise-glaces et l’interruption du service maritime dans le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saguenay a fait réagir la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF). D’une même voix, elles ont rappelé que des demandes ont été faites depuis 2016 au gouvernement fédéral pour moderniser la flotte de brise-glaces.

« Pour la FCCQ et pour la CCISF, la gestion du risque d’indisponibilité par le gouvernement du Canada apparaît inadéquate, car même si ce dernier a exprimé l’intention de construire de nouveaux brise-glaces, cette intention ne produira pas de nouveau navire avant une décennie », a relaté la directrice générale de la CCISF, Sandra Rossignol, par voie de communiqué. Elle a ajouté que l’État avait un rôle économique majeur à jouer en offrant aux entreprises des infrastructures de qualité.

« Le service de déglaçage des voies maritimes représente un bel exemple de cette mission, d’autant plus qu’il s’agit d’un service financé par ses utilisateurs », a soulevé Mme Rossignol.

« Nous croyons que le gouvernement fédéral peut faire davantage et, comme organisation, nous nous attendons à plus, compte tenu de l’importance de l’industrie pour l’économie québécoise et des sommes à investir », a pour sa part déclaré le président et directeur général de la FCCQ, Stéphane Forget.