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Le bonheur des traditions et du sucre

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
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Qui dit printemps dit temps des sucres. La saison des produits de l’érable bat son plein et les visiteurs de l’érablière au Sucre d’or étaient au rendez-vous samedi, avec le bonheur plein le cœur, la panse pleine d’un brunch de cabane à sucre et le bec bien collant de tire d’érable.

Pour le copropriétaire de l’érablière, Vincent Néron, c’est un véritable plaisir de pouvoir accueillir des gens cette année après une année de pause forcée. « On voulait faire perdurer la tradition et offrir une occasion aux gens de décrocher. Ici, oui il y a les mesures sanitaires, mais on sent que les gens pensent à autre chose et ont du plaisir. Ils nous le disent à quel point ils sont heureux de pouvoir faire quelque chose et retrouver le petit plaisir des produits de l’érable. »

Les jeunes Nolan et Léonie se sont régalés.

Honnête, Vincent Néron n’est pas passé par quatre chemins pour avouer que la saison est difficile financièrement, mais pour lui, ce n’est qu’un détail à côté du bonheur que la cabane offre aux gens. « On ne se mentira pas, on ne fait pas d’argent avec le repas. Ce n’est pas rentable et, en termes d’affaires, ça va être une année à oublier, mais la cabane à sucre, c’est plus que ça. On le fait pour la tradition et donner une tape dans le dos des gens qui font des efforts depuis un an. »

Et ces visiteurs, ils sont très coopératifs vis-à-vis les mesures aux dires de M. Néron. « Après un an, les gens le savent. Oui, on doit le rappeler des fois, mais c’est tellement rare. Les gens sont tellement contents de pouvoir venir qu’ils sont très respectueux des consignes ».

Vincent Néron a le cœur plein de joie quand il voit le bonheur que procure la cabane à sucre aux visiteurs.

Sur place samedi, plusieurs familles profitaient de l’occasion pour se voir, à distance. « Les gens réservent pour deux adultes et les enfants, mais rien n’empêche que l’autre bulle familiale, sur la table d’à côté, soit une famille de votre entourage. On en a plusieurs qui réservent et qui demandent d’être à côté d’autres personnes. Ça nous fait plaisir de permettre aux gens de se voir un peu et de vivre l’expérience de la cabane à sucre en famille. »

C’est le cas de Maïka Rousseau qui a réservé samedi matin, une table avec son conjoint et ses enfants. Tout juste à côté, sa sœur occupait la table voisine. « Ça fait tellement du bien de revoir notre monde. C’est le fun de retrouver le plaisir et de voir les enfants s’amuser comme des fous », a fait savoir la maman qui regardait avec sourire ses enfants se sucrer le bec.

Maïka Rousseau a passé un très bon temps en famille samedi matin.

Vincent Néron termine en disant que quelques places sont encore disponibles pour les week-ends à venir, mais que les gens peuvent toujours se rendre à l’érablière tous les jours de la semaine, pour se procurer des produits frais. La seule chose qui reste à espérer pour l’équipe de l’érablière, c’est que la région reste en orange.