L’événement organisé par la section régionale du Conseil du bâtiment durable du Canada aura lieu au Pavillon Mellon le 16 janvier.

Le bois progresse dans la construction non résidentielle

Les ingénieurs, architectes, étudiants intéressés par l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle ont rendez-vous le 16 janvier au Pavillon Mellon du secteur Arvida alors qu’aura lieu une activité 5 à 7 organisée par la section régionale du Conseil du bâtiment durable du Canada.

À cette occasion, la centaine de participants attendus auront l’occasion d’échanger avec des experts de l’utilisation du bois alors que le professeur en génie civil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Sylvain Ménard abordera le volet technique, tandis que Jean-François Boucher, professeur au département des sciences fondamentales de l’UQAC, discutera du matériau bois sous l’aspect environnemental en tant que capteur du carbone.

François Robichaud, conseiller économique au sein du Forest Economic Advisor (FEA), fera partie du panel animé par Romain Cumat, du réseau Espace Bois.

En entrevue, M. Robichaud a mentionné que beaucoup de chemin a été accompli depuis les années 90 au Québec en matière d’utilisation du bois dans la construction non résidentielle.

« Les défis qu’on avait à relever il y a dix ou quinze ans ont beaucoup évolué. À l’époque, il y avait des préjugés chez les architectes et les ingénieurs de l’industrie versus la construction en bois en ce qui a trait à l’inflammabilité du matériau. Aujourd’hui, il y a de l’intérêt pour une nouvelle génération d’architectes pour le bois. Les défis sont plus raffinés », explique M. Robichaud.

Pendant toutes ces années, le matériau du bois a connu des avancées de sorte qu’en 2020, il est possible de démontrer la faisabilité de bâtiments à très grande surface à structure de bois.

« Dans les années 90, on se limitait à des immeubles de quatre étages et moins. Maintenant, on peut construire des immeubles en structure massive de 13 étages rencontrant les prérequis du code, comme ç’a été fait à Québec », ajoute-t-il.

Malgré ces avancées, beaucoup de travail reste à accomplir dans l’utilisation du bois dans les immeubles non résidentiels, puisque beaucoup de promoteurs affichent des craintes au sujet des délais de livraison, de l’estimation des coûts de construction ainsi que des solutions techniques.

« Le bois est une structure que les propriétaires souhaitent exposer, ce qui crée des contraintes pour l’ingénierie électromécanique. On est dans les solutions variées qui demandent plus d’intégration. On commence de plus en plus à parler de design pour les systèmes de ventilation », expose M. Robichaud.

Ce dernier souligne que le Québec est devenu un des endroits les plus progressistes lorsqu’il est question de favoriser l’utilisation du bois avec l’adoption de sa Charte du bois.

Jean-Robert Wells, membre du comité organisateur, a dit espérer que les professionnels oeuvrant dans le bâtiment, les environnementalistes intéressés par le bois en tant que matériau séquestre du carbone et le grand public se présentent nombreux à l’événement dont le coût d’entrée est fixé à 15 $.