Le Bloc québécois répond à l’appel d’Alma

La résolution du conseil d’Alma réclamant « l’élimination des tarifs ou des quotas dans le secteur de l’aluminium avant de signer l’accord Canada-États-Unis–Mexique (ACEUM) » a trouvé écho auprès du Bloc québécois (BQ). À peine deux semaines plus tard, le parti a déposé une motion en ce sens à la Chambre des communes.

Le conseil de ville d’Alma a adopté à l’unanimité la résolution le 15 avril. Déjà, le maire Marc Asselin espérait que la prise de position fasse des petits et obtienne d’autres appuis.

Les députés libéraux et conservateurs n’ont pas consenti à l’adoption de la motion qui porte le titre « Que cette Chambre s’oppose à la ratification de l’ACEUM tant que les tarifs américains sur l’acier et l’aluminium ne sont pas définitivement levés, et mandate le Président pour qu’il envoie copie de la présente motion aux leaders républicains et démocrates, au Sénat des États-Unis et à la Chambre des représentants des États-Unis ». Elle a été déposée par le député de Joliette et porte-parole du Bloc québécois en matière de commerce international, Gabriel Ste-Marie.

L’équipe régionale du Bloc québécois réclame à son tour une levée des droits de douane sur l’aluminium imposés par les États-Unis. Le regroupement bloquiste exige du gouvernement libéral que l’entente de libre-échange nord-américain (ACEUM) soit conditionnelle au retrait des tarifs ou des quotas.

Alma s’était engagée à transmettre une copie de la résolution à des acteurs politiques provenant des divers paliers.

« Le silence du gouvernement libéral est inquiétant. Pourquoi ne pas avoir appuyé la motion du Bloc sur la fin des tarifs américains ? Il faut se rappeler qu’au début du mois d’avril, la ministre Freeland affirmait que ces tarifs représentaient un obstacle à la signature de l’entente. Depuis ce temps, c’est silence radio. J’ai l’impression qu’à Ottawa, on essaie de ratifier l’entente en douce », a mentionné, par voie de communiqué, le candidat à l’investiture du Bloc dans Jonquière–Haut-Saguenay, Mario Simard.

Les deux autres candidats à l’investiture du Bloc québécois dans la région ont également commenté.

« Le gouvernement fédéral qui sacrifie nos intérêts économiques pour assurer la pérennité de l’industrie automobile de l’Ontario, on a déjà joué dans ce film-là ! [...] La Ville d’Alma a déjà réagi par résolution pour dénoncer la situation. Il faut s’inspirer de cette initiative et envoyer un message clair qui repose sur le consensus de l’ensemble des intervenants politiques de la région. C’est simple, sans la levée des droits de douane, pas de ratification ! C’est un test pour Richard Hébert. S’il ne parvient pas à faire passer le message dans son caucus, il devra en répondre devant la population lors des prochaines élections », a soulevé le candidat dans Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe.

« L’aluminium, c’est le poumon économique de la région. L’imposition des tarifs américains menace des emplois très bien rémunérés et affaiblit notre économie régionale en rendant incertains les projets de développement dans ce secteur », a déclaré la candidate dans Chicoutimi–Le Fjord, Valérie Tremblay.