Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, en compagnie des députés régionaux Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard. 
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, en compagnie des députés régionaux Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard. 

Le Bloc propose d’adopter des mesures fiscales en soutien à la forêt privée québécoise

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
Le Bloc québécois propose des mesures fiscales devant permettre de mieux soutenir tout le secteur de la forêt privée québécoise, lequel constitue un élément important dans l’ensemble de cette industrie qui génère pas moins de 60 000 emplois uniquement pour le Québec.

«Il faut d’abord reconnaître, puis investir dans le potentiel économique, écologique, énergétique et même de substitut à la pétrochimie du gigantesque secteur forestier du Québec. Ça passe par la recherche et la transformation sur notre territoire. Nous n’avons rien à envier au pétrole de l’Ouest. Notre ressource forestière est plus verte, porteuse de plus de richesse, plus diversifiée et plus durable parce que renouvelable à l’infini. Ottawa l’ignore volontairement. Le Bloc s’y engage résolument», affirme Yves-François Blanchet dans un communiqué diffusé par la formation souverainiste.

Le Bloc propose donc «l’instauration d’un régime enregistré d’épargne pour le milieu forestier permettant de mettre, sous conditions, le revenu de coupe forestière privée à l’abri de l’impôt et que son usage à des fins d’aménagement forestier demeure non imposable», comme première mesure.

Il ajoute à cette initiative l’instauration d’un régime d’étalement du revenu d’exploitation forestière pour les entrepreneurs en forêt privée afin de diviser sur plusieurs années les revenus ponctuels provenant de cette activité économique. Cette mesure devrait permettre d’obtenir un meilleur équilibre entre les coûts de l’aménagement forestier et le revenu net obtenu par l’entrepreneur l’année de la récolte.

Le député bloquiste de Jonquière Mario Simard est évidemment ravi de l’adoption de ces positions par le Bloc québécois. Il considère qu’elles pourraient grandement aider les producteurs privés dans le futur. «Les propriétaires forestiers sont difficilement en mesure de financer seuls les investissements dans leurs boisés pour des raisons largement documentées, dont un faible retour sur l’investissement et la possibilité d’obtenir de meilleurs rendements avec des placements moins risqués. Une intervention gouvernementale est nécessaire pour encourager la sylviculture et conséquemment, l’aménagement de notre territoire», annonce-t-il. 

Son collègue de Lac-Saint-Jean Alexis Brunelle-Duceppe a quant à lui mis l’accent sur la nécessité de compter sur les producteurs privés pour faire face à la crise climatique. «C’est grâce aux véritables passionnés qu’on peut aspirer à atténuer l’impact du réchauffement climatique, à protéger la biodiversité et à maintenir la qualité des bassins versants. Nous, on a écouté ce qu’ils avaient à dire et encore une fois le Bloc Québécois est de leur côté», souligne le député de Lac-Saint-Jean.