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Le Bloc exige des interventions pour la relance de l’industrie forestière

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
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Le Bloc québécois propose au gouvernement canadien, à la veille du budget, d’adopter des mesures pour soutenir l’industrie forestière comme secteur névralgique de la relance économique postpandémique.

La dernière intervention massive du gouvernement fédéral dans le secteur forestier a été effectuée dans l’Ouest canadien, dans le cadre des opérations de récupération des forêts affectées par l’épidémie du dendroctone du pin. Depuis, Ottawa s’est contenté d’un programme pour supporter les exportations et n’a surtout jamais proposé d’intervention dans l’Est (Québec et Nouveau-Brunswick) pour faire face à l’épidémie de tordeuse du bourgeon de l’épinette, martèle le Bloc.

« Le Bloc québécois fait huit propositions pour qu’Ottawa soutienne le développement du plein potentiel économique, énergétique et écologique de notre forêt, une ressource renouvelable et porteuse d’avenir. Le développement économique des régions et la lutte aux changements climatiques exigent que le fédéral encourage l’exploitation optimale de nos ressources propres, plutôt que l’acheminement des ressources pétrolières de l’Ouest canadien à travers notre territoire et nos cours d’eau, et au détriment du climat. Il n’y a pas plus vert que la forêt québécoise et il n’y a pas plus fier que le Bloc québécois pour la promouvoir », a déclaré Yves-François Blanchet.

Le Bloc québécois en arrive à des propositions qui permettraient de soutenir l’économie en plus de lutter contre les changements climatiques en raison des propriétés du bois comme matériau qui permet la captation de carbone dans une perspective de foresterie durable. Le Bloc québécois considère que l’optimisation de l’exploitation forestière au Québec permettrait la création de 16 000 emplois additionnels d’ici 2031. Dans la lutte aux changements climatiques, cette performance permettrait de combler de 20 à 30 pour cent des objectifs en réduction des gaz à effet de serre de la province.

La formation souverainiste propose au gouvernement fédéral d’adopter des mesures pratiques, qui ne se traduiront pas par des débats sur les juridictions. Les huit propositions couvrent l’ensemble des activités, avec au départ l’adoption d’une politique d’approvisionnement public qui met en évidence tout ce qui est produit à partir de la forêt. Il est de plus question de soutenir significativement l’émergence de nouveaux produits issus de la forêt en identifiant spécifiquement les bioplastiques ainsi que la famille des biocarburants. Le Bloc demande à Ottawa que les programmes d’aide en soutien à l’industrie du bois puissent bénéficier équitablement à toutes les provinces, dont le Québec, qui possède une industrie forestière de premier plan.


Les députés Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard.

Le Bloc québécois vise donc à ce que le gouvernement canadien accorde en général une plus grande importance au développement économique associé à l’industrie forestière. De façon générale, ce secteur économique était principalement occupé par les provinces. Le parti demande d’autre part à Ottawa de profiter de l’arrivée au pouvoir de l’équipe Biden aux États-Unis pour obtenir une pleine exemption des tarifs douaniers sur les produits du bois en provenance du Québec.

« En comparaison, de 2017 à 2020, le fédéral a investi 24 milliards $ dans les hydrocarbures. La relance post-COVID doit être l’occasion d’enfin amorcer la transition de notre économie de manière à répondre aux défis de la crise climatique. Nous avons le savoir-faire pour agir efficacement tout en stimulant une relance et une croissance économique propre au lendemain de la pandémie. Ottawa doit maintenant faire sa part et s’engager à investir massivement dans le développement de nos forêts à partir des outils et programmes existants », a fait valoir le député de Jonquière, Mario Simard. 

Son collègue Alexis-Brunelle-Duceppe avance de son côté qu’il est temps que le gouvernement canadien cesse de miser exclusivement sur l’exploitation du pétrole et des sables bitumineux alors qu’il y a au Canada des énergies de transition et qu’il est tout à fait à propos pour le Québec de réclamer sa juste part dans la situation actuelle.

« Le consensus scientifique est clair : il faut tourner le dos aux hydrocarbures! Notre étude démontre sans aucun doute que l’industrie forestière doit faire partie intégrante de la relance économique verte. Il est impératif de lui donner le moyen de ses ambitions », a conclu Alexis Brunelle-Duceppe.