Le Bloc demande des modifications au programme Emplois d’été Canada

Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe, députés bloquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, suivent la porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Emploi, de Développement de la main-d’œuvre et Travail, Louise Chabot, et demandent à ce qu’il y ait des modifications immédiates au programme Emplois d’été Canada (EÉC).

Certaines modifications avaient précédemment été apportées au programme EÉC, mais auraient engendré un impact négatif important au niveau des demandeurs et le gouvernement doit rectifier le tir, selon les députés bloquistes. Rehausser le financement du programme et accélérer le traitement des demandes sont notamment les changements demandés.

Alors que le financement pour les demandeurs des milieux publics et privés est passé de 50 % à 100 % du salaire minimum, l’augmentation de l’enveloppe budgétaire dédiée au programme n’a pas été prise en compte. Selon Mario Simard, député de Jonquière, de nombreux organismes du Saguenay-Lac-Saint-Jean seraient affectés par cette situation.

« L’accès au programme a été élargi, ce qui est une bonne chose en soi. Par contre, le budget n’a pas suivi et le nombre de postes habituellement subventionnés dans le cadre du programme se trouve à être diminué », a-t-il expliqué dans un communiqué.

Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean, ajoute que le gouvernement doit ajouter un financement au programme afin que les organismes communautaires ne soient pas pénalisés. « Essentiellement, pour les organismes communautaires, ça revient à devoir faire plus avec moins. On demande donc à la ministre d’ajouter des sommes dans le programme pour éviter que les demandeurs soient pénalisés. »

Retard dans le traitement des demandes

Les organismes à but non lucratif, privés et publics, qui font une demande programme Emplois d’Été Canada reçoivent habituellement une réponse au mois d’avril si elle est retenue. Cette année, les réponses ont commencé à être reçues au mois de mai et plusieurs sont encore en attente.

Louise Chabot, députée de Thérèse-De Blainville, souligne qu’il est primordial que le traitement des demandes soit plus efficace, sans quoi plusieurs jeunes perdront des opportunités d’emplois.

« Nous n’avons pas encore le portrait complet de la situation et juin est à nos portes. Plusieurs demandeurs risquent de simplement laisser tomber et annuler des projets. Des jeunes vont perdre des opportunités de travail. C’est inacceptable ! Il faut absolument accélérer le processus pour que l’embauche puisse se faire dans les plus brefs délais. »