Le chef du Bloc québécois, était présent pour appuyer ses deux premiers candidats au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe et Valérie Tremblay.

Le Bloc choisit ses deux premiers candidats au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Prêts à conquérir la balance du pouvoir aux élections fédérales en octobre, les candidats du Bloc québécois Valérie Tremblay et Alexis Brunelle-Duceppe ont été désignés officiellement dans les circonscriptions de Chicoutimi-Le Fjord et de Lac-Saint-Jean, samedi après-midi.

Le chef Yves-François Blanchet a accompagné les candidats à leur investiture, ainsi que la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill, et l’ancien chef du parti Gilles Duceppe. Celui-ci était bien heureux de se trouver avec son fils pour ses débuts politiques.

Pour Alexis Duceppe-Brunelle, la campagne commence dès maintenant, lui qui se lance une première fois en politique active, mais qui s’est impliqué au sein de l’exécutif au sein de différents partis souverainistes au fil des ans, dont le Parti québécois et Option nationale.

Alexis Brunelle-Duceppe a reçu l’accolade de son père Gilles.

«Quand on veut se battre pour quelque chose, il faut aimer cette même chose, a lancé M. Brunelle-Duceppe au cours d’un entretien téléphonique. Je suis un amoureux des gens du Lac-Saint-Jean et un amoureux du Bloc québécois, donc je suis prêt à me battre.»

Le candidat dans Lac-Saint-Jean a décoché une première flèche en direction du député libéral Richard Hébert, se questionnant sur son silence à la Chambre des communes lorsque le Bloc québécois a déposé une motion qui exigeait que le nouvel accord de libre-échange nord-américain ne soit pas ratifié tant que les tarifs d’exportation sur l’aluminium demeurent en place.

«M. Hébert se vante sur toutes les tribunes qu’il va soutenir les travailleurs, mais il n’a même pas appuyé la motion du Bloc québécois, a affirmé Alexis Brunelle-Duceppe. L’industrie de l’aluminium est l’un des poumons économiques de la région et on va être là pour défendre les intérêts des travailleurs.»

Une centaine de personnes ont répondu à l’appel du fils de Gilles Duceppe au bistrot de la Micro du Lac, à Alma. Le principal intéressé entend maintenant tracer sa voie, conscient qu’il est, du moins pour le moment, surtout reconnu comme étant «le fils de Gilles».

«Je veux faire mon propre prénom, a lancé Alexis, qui pourra compter sur William Fradette comme directeur de campagne. Je suis le fruit de l’amour d’un homme et d’une femme, et ma mère a eu une place importante au cours de ma vie. Le travail est maintenant commencé et je suis très excité.»

Valérie Tremblay dans Chicoutimi-Le Fjord

Pour le dîner, une trentaine de personnes étaient réunies au Bistro Victoria, à La Baie, où Mme Tremblay a pris la parole. L’enseignante en mathématiques au secondaire a d’entrée de jeu souligné la beauté du fjord du Saguenay. «Mais cette merveille ne nous appartient pas. C’est une voie maritime qui relève du fédéral et nous n’avons pas notre mot à dire», déplore l’indépendantiste dans l’âme.

Valérie Tremblay s’est adressée aux militants du Bloc, samedi midi, à La Baie.

Valérie Tremblay espère que le Bloc pourra faire élire assez de députés au Québec lors des élections pour défendre les intérêts de la province «comme il se doit». «Le parti qui peut faire pencher la balance à la Chambre des communes peut être celui qui a le plus de pouvoir», déclare-t-elle.

La native de Chicoutimi-Nord compte militer pour les enjeux de l’aluminium, du bois d’oeuvre et de la gestion de l’offre.

«On ne peut pas compétitionner avec les manufactures des Chinois, mais on peut miser sur l’innovation», affirme la candidate, qui assure encore la présidence régionale du Bloc québécois. Mme Tremblay est aussi trésorière du parti au Bureau national.