Le Bistro de L’Anse.
Le Bistro de L’Anse.

Le Bistro de L’Anse lance un appel à la main-d’œuvre

En cet été particulier, le Bistro de L’Anse, à L’Anse-Saint-Jean, fait face à une grave pénurie de main-d’œuvre en cuisine et au service qui pourrait le priver de 25 à 30 % de ses revenus.

Philôme Lafrance, président de l’Atelier coopératif du fjord, opérateur du bistro et de la micro-brasserie La Chasse-pinte, lance un appel aux personnes qui voudraient se procurer un revenu intéressant dans un milieu dynamique. « Actuellement, tout le monde travaille en temps supplémentaire parce qu’on fait face à une importante pénurie de main-d’œuvre. On est à la recherche de cuisiniers et de gens au service », évoque-t-il.

La situation est à ce point urgente que la direction a décidé de ne plus ouvrir pendant les heures du dîner tandis que l’ouverture de l’établissement a été reportée, ce qui constitue cinq heures de moins d’opération quotidiennement. « Tout ça risque d’avoir des impacts majeurs sur nos revenus et qu’on ne sera pas capables d’aller chercher. »

M. Lafrance affirme que les conditions de travail sont intéressantes avec un taux horaire de 15 $ en plus des pourboires qui sont partagés. « On lance un appel à tous les travailleurs potentiels. Si des gens cherchent un emploi, il y a de la place à L’Anse Saint-Jean, un endroit qui fait face au fjord, où la baignade est possible et où il y du travail à réaliser avec de jeunes travailleurs », affirme-t-il.

Interrogé afin de savoir si la prestation canadienne d’urgence (PCU) offerte par le gouvernement canadien pourrait expliquer cette pénurie, M. Lafrance croit plutôt que l’annonce tardive du déconfinement du secteur de la restauration a fait en sorte que des travailleurs ont postulé sur d’autres emplois plutôt que d’attendre la réouverture des établissements comme le Bistro.