Karine Brassard, directrice générale de la fondation, a reçu le chèque de 25 000 $ des mains des aventuriers Richard Morin, Charles Cantin, Dominic Bouchard et Julien Boulianne.

L'aventure a permis d'amasser 25 000 $

Les avocats Charles Cantin, Dominic Bouchard, Julien Boulianne et leur ami Richard Morin remettent un chèque de 25 000 $ à la Fondation pour l'enfance et la jeunesse à la suite de leur ascension du plus haut sommet de l'Afrique.
De retour depuis un peu plus d'un mois de leur aventure sur le Kilimandjaro, le quatuor a remis le chèque officiel à l'organisation, jeudi, lors d'une rencontre à l'usine de La Voie Maltée de Chicoutimi.
Au départ, les grimpeurs avaient fixé à 10 000 $ la somme à amasser dans le cadre de leur périple « Au sommet pour la jeunesse 2017 ». 
« Nous avions effectivement fixé l'objectif à 10 000 $, mais nous avons rapidement revu le montant en raison des montants que nous recevions. Nous avons parlé de 15 000 $. À notre arrivée au sommet du Kilimandjaro, il nous manquait 1000 $ pour y parvenir et nous l'avons obtenu », note Me Julien Boulianne.
Et depuis le retour du quatuor, la cagnotte a augmenté d'un autre 10 000 $. Les dons ont afflué auprès de l'organisme.
« Je trouve ça beau ce que nous avons fait. C'est un symbole de monter le Kilimandjaro, mais le vrai objectif est d'aider les jeunes à atteindre le sommet de leur rêve. »
« Les gens ont embarqué dans cette aventure. Les dons démontrent un message d'amour envers la jeunesse et la région. L'avenir de demain, ce sont nos jeunes. Ils savent que des gens pensent à eux. C'est très beau », a raconté Me Boulianne.
La Fondation pour l'enfance et la jeunesse vise à promouvoir et développer les intérêts des jeunes de 0 à 18 ans et de soutenir les projets au bénéfice des jeunes du Centre de protection de l'enfance et de la jeunesse du Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de les aider à reprendre pied.
« Il s'agit d'une aide vraiment importante, en ce sens qu'elle n'entraîne aucune dépense. Ce sont 25 000 $ nets dans notre fondation et pour l'aide aux jeunes. Cet argent va nous permettre de les aider lorsqu'ils quittent les ressources à l'âge adulte », indique Karine Brassard, directrice générale de la fondation.
Un défi à relever
L'expérience a été enrichissante pour tout le monde. 
Richard Morin a vécu une expérience fantastique.
« Ce fut un défi personnel à relever et ça nous a permis d'amasser de l'argent pour la fondation. Durant l'ascension, tout le monde a connu une petite baisse. Dans mon cas, je n'arrivais pas à dormir et j'y laissais beaucoup d'énergie. J'ai dû prendre deux pilules pour finalement dormir. Et au moment de l'ascension, tout s'est bien déroulé », de noter M. Morin.
Dominic Bouchard n'en était pas à sa première ascension, mais jamais à une telle altitude.
« On ne sait jamais comment le corps va réagir. Pour chaque 1000 mètres de plus, le corps pourrait avoir une réaction différente. »
« Ç'a valu vraiment la peine de le faire pour la fondation. Nous aurions grimpé le Kilimandjaro d'une façon ou d'une autre. Mais avec la fondation, on s'est aperçu que ç'a pris une ampleur démesurée. Plus le projet avançait et que l'ascension commençait, plus les dons entraient. Il y a eu un gros impact par les médias traditionnels, les médias sociaux, par Rocket média, qui ont donné une visibilité immense au projet », ajoute Me Bouchard.
Quant au vétéran du quatuor, en matière d'ascension de sommets, Charles Cantin reconnaît avoir vécu une expérience différente.
« Il y avait quelque chose qui a rendu ça particulier, notamment de le faire avec mes amis. Nous étions comme des frères et la difficulté de monter le Kilimandjaro était compensée par la dose d'amitié et de fraternité », indique-t-il.
Maintenant, le quatuor commence déjà à penser à la prochaine ascension. Elle pourrait se réaliser en 2018. Les quatre aventuriers ne veulent pas en dire plus pour le moment.
« Il y aura une deuxième édition Au sommet pour la jeunesse », ont conclu les quatre amis.