Les étudiants de l’UQAC pourraient prendre l’autobus pour 40$ par session, selon un projet qui sera soumis par référendum en février aux étudiants.

L’autobus à 40$ par session

Les quelque 6500 étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pourraient prendre l’autobus pour 40$ par session. Ils devront se prononcer par référendum, en février, sur un projet en ce sens, qui permettrait un accès universel au réseau de la Société de transport du Saguenay (STS).

Le tarif fixe, qui serait obligatoire pour tous les étudiants, qu’ils utilisent ou non le transport en commun, serait prélevé à partir de la facture émise chaque session par l’UQAC. Tous les étudiants bénéficieraient ainsi d’un accès illimité aux services de la STS pour 40$ par session. À titre comparatif, le coût du laissez-passer mensuel (17 à 64 ans) a été fixé à 68$ par mois pour 2018 par la société de transport.

Le référendum aura lieu les 14 et 15 février, par vote électronique, a annoncé le Mouvement des associations générales étudiantes de l’université (MAGE-UQAC), dans un courriel envoyé aux étudiants pendant le mois de décembre.

En plus d’un accès universel au réseau de transport de la STS, les étudiants auraient aussi accès, sans autres frais que les 40$ par session, à des vélos électriques et à des voitures électriques en libre-service, ainsi qu’à des espaces de stationnements incitatifs.

Des navettes seraient aussi offertes les soirs de partys universitaires, avec des départs vers Jonquière, La Baie et vers certains secteurs de Chicoutimi. De «nouveaux lieux de rencontres sur le campus», dont la nature n’est pas précisée, seraient aussi accessibles.

Favorables au projet

La période de campagne référendaire a été fixée du 5 au 12 février. Si au moins 10% des étudiants se prononcent, soit le quorum fixé par le MAGE-UQAC qui correspond à environ 650 étudiants, les résultats du référendum seront dévoilés le 16 février.

Au printemps dernier, les étudiants s’étaient montrés favorables au projet à l’occasion d’un sondage, peut-on lire dans un billet du site des Communications étudiantes universitaires de Chicoutimi.

Les répondants, dont le nombre n’est pas précisé, s’étaient dit à 67,35% en faveur du projet et avaient affirmé dans 72,14% des cas qu’ils utiliseraient plus fréquemment le transport en commun si le tout se concrétisait.

Le projet d’accès universel au transport en commun pour les étudiants de l’UQAC a été élaboré dans le cadre du projet Accès libre de la STS, en partenariat avec l’UQAC, le MAGE-UQAC et des représentants municipaux.

Il n’a pas été possible de parler à un représentant du MAGE-UQAC. Les représentants étudiants n’étaient disponibles qu’au retour de la période des Fêtes, soit le 8 janvier, nous a-t-on indiqué.

Le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, a pour sa part préféré ne pas commenter le dossier. Il a mentionné par courriel au Quotidien qu’une annonce impliquant les différents partenaires liés au projet Accès libre était prévue prochainement.

Le projet Accès libre s’inscrit dans le cadre du nouveau plan de transport élaboré par la STS afin de mieux desservir le secteur de Chicoutimi. Il a déjà été annoncé qu’un terminus sera aménagé à l’UQAC en 2019. Un projet de circuit rapide avec navettes sur le boulevard Talbot est aussi à l’étude.

À Sherbrooke

L’Université de Sherbrooke a été la première université au Québec à mettre en place un programme de libre accès au transport en commun, au début des années 2000. Le projet fait suite à une entente entre conclue entre l’université, la Société de transport de Sherbrooke et les associations étudiantes.

Le financement du projet est assuré par l’Université de Sherbrooke ainsi que par une contribution obligatoire demandée aux étudiants, peut-on lire sur le site Internet de l’institution, dont le montant n’est pas précisé.