Lors du Laurathon 2012, qui avait lieu sous le thème de la persévérance, la chroniqueuse des pages Jeunesses, Mélissa Viau, avait promis à Laura Leblanc de se rendre à l'événement à vélo. Elle lui avait ensuite promis qu'elles feraient une randonnée de vélo ensemble une fois la greffe de poumons reçue.

Laura Leblanc a rendu l'âme

Laura Leblanc a perdu son combat contre la maladie. La jeune femme de 19 ans qui a subi une double greffe des poumons à la fin du mois de décembre est décédée vendredi après-midi.
Depuis l'opération, sa mère, Lina Gagnon, informait les amis et proches de Laura de son état via une page Facebook. Après l'intervention réalisée à l'hôpital Notre-Dame de Montréal, des complications médicales sont survenues. Vendredi soir, ceux qui supportaient la jeune fille atteinte de fibrose kystique ont appris la triste nouvelle.
«Notre petite guerrière a déposé ses armes... Elle s'est battue de toutes ses forces, au-delà de ses propres limites... Elle a rejoint les anges et pourra enfin respirer à pleins poumons. Notre belle Laura nous a quittés cet après-midi...», a-t-elle écrit vendredi soir, vers 22h.
La population régionale a pu suivre le parcours de Laura Leblanc notamment par l'entremise des pages Jeunesses du journal Le Progrès-Dimanche. La chroniqueuse Mélissa Viau a rencontré Laura à maintes occasions.
En octobre dernier, la jeune fille répondait d'ailleurs aux questions de Mélissa Viau dans les pages du journal. Enfin placée sur la liste d'attente pour une greffe, elle racontait alors que ses poumons ne fonctionnaient qu'entre 21 et 24%.
Souvenirs impérissables
Au fil du temps, un lien s'est tissé entre les deux filles.
«La première fois que je l'ai rencontrée, elle avait 12 ou 13 ans. Elle arrivait au secondaire. Laura était super gênée de parler de sa maladie. Des intervenants l'ont convaincue de parler de ce qu'elle vivait devant les autres élèves de son école pour démystifier la maladie. Je l'ai vue évoluer au fil des ans, gagner de la confiance en elle», raconte Mélissa Viau.
Cette dernière conserve plusieurs souvenirs impérissables de Laura Leblanc.
«Je me souviens qu'un jour, elle m'avait fait respirer dans une paille pour que je comprenne ce qu'elle vivait.»
La jeune femme était déterminée, une battante. Elle avait notamment relevé le défi de terminer son secondaire en même temps que ses compagnons de classe, et ce, même si la maladie la forçait à s'absenter de l'école régulièrement.
La chroniqueuse du Progrès-Dimanche a appris le décès de la jeune femme avec tristesse. Elle suivait les moindres développements de la situation via Facebook depuis des semaines, espérant toujours un revirement de situation.
«Je me suis attachée à elle», raconte celle qui avait promis à Laura qu'elles iraient faire une randonnée à vélo ensemble, après la greffe. «Maintenant, je vais faire du vélo en pensant à elle», assure-t-elle.
«Si elle avait eu une greffe avant, peut-être que les choses seraient différentes, ajoute-t-elle. On voyait que son corps était fatigué. Mais elle s'est quand même battue pendant trois semaines.»
Mélissa Viau espère que le message de Laura Leblanc continuera d'être entendu. «Laura souhaitait se servir des médias pour passer son message. Elle voulait inciter les gens à signer leur carte de dons d'organes. S'il y a une chose qu'on peut faire pour elle aujourd'hui, c'est de signer nos cartes.»
L'équipe des journaux Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche, offre ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Laura.