Sylvain Bergeron, de LASTUSE
Sylvain Bergeron, de LASTUSE

LASTUSE revient à la charge avec le revenu social

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Dans le cadre de la 13e Semaine internationale du revenu de base, le Lieu d’Actions et de Services Travaillant dans l’Unité avec les Sans Emploi (LASTUSE) du Saguenay interpelle le gouvernement de la CAQ et revendique l’implantation du revenu social.

L’organisme de défense des droits des sans-emploi, d’entraide et de lutte à la pauvreté souhaite que le gouvernement du Québec reconnaisse le droit à la dignité pleine et entière pour tous, sans égard au statut social de la personne par l’implantation du revenu social.

« Le revenu social est un moyen privilégié de lutter contre la pauvreté et de mieux redistribuer la richesse. Son principe universel est simple : toute personne recevrait chaque mois un montant lui permettant de couvrir ses besoins essentiels et de vivre dans la dignité. Ce revenu serait garanti, il ne pourrait pas être coupé », a expliqué le coordonnateur de LASTUSE du Saguenay, Sylvain Bergeron.

Il croit que la lutte contre la pauvreté est une affaire qui concerne tout le monde, des citoyens au gouvernement, en passant par le patronat. « Pour y arriver, il faut toutes et tous aller dans la même direction et toujours mettre les personnes au cœur des orientations et des décisions qui les concernent. La qualité de vie d’un être humain n’a pas de prix et aucun gouvernement ou dirigeant politique ne peut cautionner ou augmenter la misère. »

Selon lui, le gouvernement pourrait facilement remplacer les programmes d’assistance en place, tout en gardant les programmes contributifs intacts.

« Ce programme pourrait se financer très facilement par des mesures fiscales novatrices et les diverses économies réalisées. On se rappelle qu’au printemps dernier, le ministre Boulet (Travail, Emploi et Solidarité sociale) avouait que le système d’aide sociale était peut-être désuet et que cet été, en pleine crise de la COVID-19, le ministre Jean-Yves Duclos (Président du Conseil du Trésor du Canada) admettait que l’assurance emploi devait être revue et que l’aide aux citoyens canadiens connaissait des ratées. »

M. Bergeron ajoute que c’est la population qui doit bénéficier de la libéralisation des marchés. « Pour l’instant, l’ouverture des marchés n’a procuré que des régimes fiscaux préférentiels qui ne profitent qu’à une minorité d’individus et à une privatisation qui n’a de positif qu’auprès du patronat près des instances du parti au pouvoir. La fiscalité doit servir les citoyens et non des intérêts corporatistes. Les visions entrepreneuriales des gouvernements depuis plusieurs années ne vont pas en ce sens », conclut M. Bergeron.