L.A.S.T.U.S.E déplore la décision des optométristes

L.A.S.T.U.S.E du Saguenay et le Mouvement Action chômage Lac-Saint-Jean (MAC) déplorent la décision de l’Association des optométristes du Québec, qui a annoncé que 90 pour cent des optométristes allaient se retirer de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) à compter du 10 mars.

Les deux organismes de défense des droits des sans-emploi avancent que les optométristes font de l’abus de pouvoir en raison de leur monopole, ajoutant qu’ils craignent de voir les moins bien nantis être pris en otage.

« Cela aura pour effet de créer un autre système à deux ou plusieurs vitesses. Et nous aurons une société avec des problèmes de vision et on se demandera pourquoi. Les perdants dans cette histoire sont et seront toujours les contribuables, les clients », soulignent d’une voix commune les deux organismes dans un communiqué.

La décision de l’Association des optométristes du Québec de se retirer de la RAMQ survient après l’échec des négociations avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, concernant la tarification des examens de la vue remboursés par la RAMQ.

Celle-ci couvre les personnes de 18 ans et moins, celles de 65 ans et plus ainsi que les individus prestataires de l’assurance-emploi.

L.A.S.T.U.S.E et le MAC soutiennent que cette décision aura pour effet de mettre les familles et les personnes âgées dans des situations difficiles. 

Les optométristes du Québec ont justifié leur décision par des pertes monétaires importantes, ce qui fait sursauter les organismes.

« S’ils font tant de pertes, comment expliquer que des cliniques poussent comme la mauvaise herbe », a réagi le coordonnateur de L.A.S.T.U.S.E, Sylvain Bergeron, dans le communiqué.

La décision de l’Association des optométristes du Québec fait en sorte que les examens de la vue et autres services vont maintenant être aux frais de ceux qui n’ont pas d’assurance.

Lors de l’annonce, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barette, a invité l’association à retourner à la table de négociation.