Le conseiller municipal de Saint-Félicien, Alexandre Paradis, devant la Maison de la culture, où seront installées les fresques au printemps prochain.

L'art visuel pour revitaliser le centre-ville de Saint-Félicien

Au printemps prochain, deux fresques seront installées sur une façade extérieure de la Maison de la culture de Saint-Félicien. Ce sera le premier projet de 25 000 dollars réalisé dans le cadre de la nouvelle Politique sur les murales pour mettre en valeur l’art urbain au centre-ville. La municipalité a d’ailleurs lancé un appel de projets pour qu’une de ces fresques soit réalisée par un artiste régional.

Depuis le 21 octobre dernier, la Ville de Saint-Félicien a désormais une politique sur les murales. « On souhaite lancer un premier projet de fresque sur la Maison de la culture », a soutenu Cynthia Guay, inspectrice des bâtiments pour la municipalité.

Dans le cadre de ce premier projet, la municipalité a décidé de faire appel à une firme spécialisée dans la création de fresques urbaines en travaillant avec une entreprise de Québec dénommée SautOzieux, qui a réalisé plusieurs fresques partout au Québec. Cette entreprise sera donc responsable de la réalisation d’une fresque de 16 pieds par 16 pieds, conçue en atelier sur des panneaux.

Pour encourager le talent des artistes locaux, une autre fresque de quatre pieds par quatre pieds sera réalisée par un artiste local. Un appel d’offres a d’ailleurs été lancé aux artistes de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui peuvent présenter leur idée à la municipalité d’ici le 8 novembre.

C’est le style de l’artiste régional qui dictera la suite des événements. « On veut respecter le créneau de l’artiste, en présentant deux œuvres agencées », a remarqué Ingrid Paquette, coordonnatrice culturelle, en notant que les œuvres pourraient être de nature abstraite ou encore mettre en valeur les animaux, par exemple. L’entreprise SautOzieux travaillera conjointement avec l’artiste pour présenter une pièce agencée et ainsi donner une vitrine aux artistes en arts visuels à Saint-Félicien, ajoute cette dernière.

Selon la Politique sur les murales, toutes les fresques qui verront le jour à Saint-Félicien devront respecter certaines normes, dont celle de répondre à des « thématiques identitaires associées à la nature, à la famille ou à l’histoire de Saint-Félicien ».

Avec ce projet, la Ville souhaite stimuler la créativité des entreprises et des résidants qui souhaitent développer d’autres fresques, pour à terme créer un circuit artistique mural, soutient le conseiller municipal Alexandre Paradis. « Deux promoteurs privés m’ont déjà approché pour faire d’autres fresques », dit-il.

Saint-Félicien investit 20 000 $ dans le projet et le financement est complété grâce à un investissement de 5000 $ de la Société de développement commercial du centre-ville de Saint-Félicien. Selon l’échéancier, la fresque, qui sera peinte sur une toile à tableau de polyester, sera posée sur la Maison de la culture en mai 2020.

Revitalisation du centre-ville en cours

Ce projet fait partie de la phase 1 du plan de revitalisation du centre-ville de Saint-Félicien entamé il y a un an. Avec un budget total de 50 000 $, la Ville a commencé par réduire la vitesse à 40 km/h, en ajoutant des dos d’âne pour donner la priorité aux piétons. De plus, plusieurs pots de fleurs ont été ajoutés pour embellir les lieux, remarque Alexandre Paradis.

« On a mis en place plusieurs petites choses pour rendre le centre-ville plus attrayant pour les résidants et les touristes », soutient l’échevin qui a lancé ce projet à la suite d’un voyage en Gaspésie. « On reçoit déjà beaucoup de touristes avec le zoo, dit-il. Il faut en profiter pour les garder ici en démontrant tous les attraits qu’on a. »

Pour y arriver, la carte touristique de la ville a été modifiée pour mettre en valeur tous les attraits et commerces du centre-ville avec des icônes. De plus, des panneaux d’interprétation historique ont été implantés à plusieurs endroits au centre-ville.

Un sondage mené auprès des commerçants a démontré que l’achalandage a légèrement augmenté au cours de l’été, une note encourageante pour développer d’autres projets, selon Alexandre Paradis.

Plusieurs autres projets sont à l’étude, mais certains d’entre eux nécessiteront des investissements majeurs, comme l’enfouissement des fils électriques et l’élargissement des trottoirs. « On va attendre d’avoir un programme de subvention majeur avant de considérer ces projets, mais d’ici là, on veut travailler avec les commerces et les citoyens pour faire des projets d’amélioration », ajoute ce dernier.

Au cours des prochaines semaines, la phase 2 du plan de revitalisation sera présentée au conseil de ville, ce qui permettra d’en savoir plus sur les projets et les investissements à venir.