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Nancy Poulin, lors d’une manifestation de l’APTS devant les bureaux d’Andrée Laforest, le mois dernier.
Nancy Poulin, lors d’une manifestation de l’APTS devant les bureaux d’Andrée Laforest, le mois dernier.

L’APTS se dirige vers la grève après des dernières offres «méprisantes»

Laurie Wieland
Laurie Wieland
Le Quotidien
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L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) rejette en bloc les nouvelles offres salariales annoncées par la ministre Sonia LeBel et appelle tous les membres du Saguenay–Lac-Saint-Jean à se prononcer sur un «mandat de grève d’au plus dix jours» lors de l’assemblée générale spéciale du 13 avril.

La semaine dernière, le gouvernement Legault a fait l’annonce d’une bonification des offres aux 550 000 employés des secteurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique, tout en spécifiant qu’une partie de cette augmentation dépendra de l’état de l’économie et de l’inflation.

Cette nouvelle offre serait « pratiquement identique à celle rejetée en juin dernier », affirme l’APTS dans un communiqué, qualifiant cette proposition de « méprisante ».

« Les offres déposées l’été dernier conservaient l’écart salarial entre le secteur public et les autres. En revenant à la charge avec ces mêmes propositions méprisantes, la ministre LeBel ne se rapproche pas d’un règlement, elle ajoute au contraire de l’huile sur le feu », a dénoncé Nancy Poulin, représentante nationale de l’APTS de la région.

Les membres de l’ATPS ont affirmé que les propositions gouvernementales pour leurs conditions de travail demeuraient nettement insuffisantes.

« On n’y trouve toujours rien pour mettre fin à la pénurie de main-d’œuvre qui impose une pression intenable au personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Pire, ce que la ministre LeBel prétendait être une main tendue pour résoudre de graves problèmes en centre jeunesse s’est révélé un écran de fumée. »

L’APTS ajoute que la partie gouvernementale maintient des propositions «qui accentueront l’exode dans ce secteur névralgique».

Vers la grève

L’Alliance affirme que l’immobilité du gouvernement Legault ne leur donne plus le choix et que les membres de l’APTS du Saguenay–Lac-Saint-Jean seront bientôt appelés à se prononcer sur un mandat de grève d’au plus dix jours.

« Personne n’envisage un débrayage de gaieté de cœur. Mais là, c’est assez! Le gouvernement a déjà montré son penchant pour la privatisation de certains services, notamment en imagerie médicale, dans les laboratoires et même dans le domaine psychosocial. Nous devons nous mobiliser », a conclu Nancy Poulin.

L’APTS invite l’ensemble de la région à appuyer leur mouvement, dans l’optique de «préserver une offre de services de santé et de services sociaux accessibles et de qualité pour les gens du Saguenay–Lac-Saint-Jean».

Rappelons que les syndiqués de l’État sont sans contrat de travail depuis un an et que Québec en est à sa troisième offre aux employés des secteurs publics, alors que les deux dernières remontent à décembre 2019 et mai 2020.