Les membres de l'APTS se sont rassemblés, jeudi, pour dénoncer le projet Optilab.

L'APTS condamne le Lancement du Projet Optilab

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) estime que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, va « frapper un mur » s'il maintient la date du 1er avril pour lancer le projet Optilab.
Les membres de l'APTS se sont également rassemblés devant l'hôpital de Chicoutimi, jeudi, pour faire passer leur message.
« Maintenir la date du 1er avril pour lancer la centralisation massive des examens de laboratoire est totalement irréaliste et précipité. Si vous persistez, vous allez droit dans un mur », mentionne la responsable régionale de l'APTS, Lynn Brie, par communiqué de presse.
Selon elle, les technologistes médicales d'Alma, Chicoutimi, Dolbeau-Mistassini, Jonquière et La Baie lancent tous le même message. Les professionnels estiment n'avoir aucune garantie à propos de la sécurité des échantillons, surtout qu'ils seront transportés sur des centaines de kilomètres. Mme Brie donne comme exemple les échantillons qui devront partir de Dolbeau-Mistassini et de Sept-Îles pour se rendre au laboratoire de Chicoutimi. Ils devront être transportés sur 142 km et 543 km respectivement. « Sans compter que les systèmes informatiques sont incompatibles entre eux et que les serveurs n'ont pas la capacité physique de recevoir les milliers de nouveaux échantillons », ajoute-t-elle.
Par ailleurs, l'APTS demande à ce que le ministre rende public, avant le 1er avril, un rapport confié à une équipe de chercheurs universitaires en 2013 portant sur la planification des routes et les exigences requises liées au transport des échantillons.
Un moratoire sur le projet Optilab a également été demandé par l'APTS, qui s'appuie sur une pétition signée par 20 000 personnes.